Ce 28 juin, un rassemblement « Justice pour Louis » est organisé à 17 heures, devant la mairie de Narbonne dans l’Aude. L’appel a été lancé sur les réseaux sociaux et relayé par de nombreux groupes identitaires. Laurent Nuñez, le ministre de l’intérieur dénonce « une exploitation de l’extrême droite ».
Une manifestation est organisée le dimanche 28 juin 2026 à 17 heures par des groupes d’ultradroite. Le mouvement « Justice pour Louis » a été lancé sur les réseaux sociaux, partagé ensuite par de nombreux comptes identitaires comme Novelum Carcassonne. Des tracts ont également été diffusés dans les rues de Narbonne. Face à la récupération politique le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez dénonce « une exploitation de l’extrême droite ».
Louis H., un adolescent de 17 ans a été mortellement agressé à Narbonne. Le jeune garçon a été retrouvé sur un chantier de la ville, gravement blessé et inanimé. Pris en charge par les sapeurs-pompiers, il a finalement succombé à ses blessures le 23 juin 2026. Cinq jeunes hommes âgés de 16 à 20 ans ont été mis en examen pour assassinat dans cette affaire.
Depuis sa mort, de nombreux partisans de l’extrême droite ont affirmé le caractère raciste du crime. Mais Laurent Nuñez, ministre de l’Intérieur dénonce l’exploitation politique de cette affaire.
Malgré ce que certains affirment, il n’y a pas de caractère raciste avéré dans ce crime, selon le procureur de la République.
Laurent NuñezMinistre de l’Intérieur
Plusieurs appels à rassemblement ont été diffusés par des sympathisants de l’ultradroite dans toute la France. Des slogans comme « Justice pour Louis, battu à mort par une bande de racailles » ont, par exemple, été affichés sur des tracts distribués par des jeunes d’un groupe identitaire lors d’un premier rassemblement à Narbonne, ce samedi 27 juin 2026.
Toujours à Narbonne, une marche s’élancera à 17 heures ce dimanche 28 juin depuis la place de la mairie. Les syndicats de police restent prudents : « De nombreux groupes identitaires et d’ultradroite envisagent de venir sur Narbonne, avec les risques que cela suppose en matière d’ordre public. »
Une manifestation s’est donc également tenue samedi 27 juin, mais selon les forces de l’ordre présentes en nombre sur les lieux, le rassemblement n’a mobilisé qu’une poignée de personnes. La famille du jeune garçon annonce qu’elle ne participera pas à ces mobilisations, refusant « toute récupération politique, même si on remercie les Français de se mobiliser ».
Dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur explique s’inquiéter « de plus en plus de la montée de la violence chez les jeunes ». Selon nos informations, Louis était placé par l’Aide sociale à l’enfance depuis un an, il faisait l’objet d’un accueil provisoire. Trois des jeunes mis en examens sont également connus des services de l’Aide sociale à l’enfance, mais aucun n’était placé dans la structure qui accueillait Louis H.
« Cette affaire ne pourra pas nous exonérer de nous interroger sur la prise en charge des enfants » dans des structures comme celle de l’aide sociale à l’enfance, l’ASE, où était hébergé Louis, « et de cette violence totalement débridée d’une partie de la jeunesse », a poursuivi le ministre.
