La manifestation de ce samedi 24 octobre 2026 a été marquée par des échauffourées entre des groupes militants, notamment identitaires, place de la Comédie, à Montpellier. La préfecture et la mairie ont saisi le procureur de la République et demandent que lumière soit faite sur ces agissements. De son côté, le maire accuse l’extrême droite de violence durant la mobilisation. 6 300 personnes étaient réunies malgré l’interdiction de manifester.
Montpellier, comme d’autres villes françaises, a été une nouvelle fois le théâtre de la mobilisation contre la vie chère, ce samedi 24 octobre 2026.
Suite à la publication sur les réseaux sociaux de plusieurs vidéos montrant des affrontements entre des « groupes militants » dont des membres appartenant, selon nos informations au groupe identitaire « Alpha Rise », la préfecture de l’Hérault indique dans un communiqué vouloir « faire toute la lumière sur ces agissements ».
Les militants fascistes ont attaqués des manifestants rue de la Loge sous les yeux de la police, quand les manifestants ont répliqués, la police a chargé pour les protéger et les miliciens ont frappés les gens à terre ! @prefet34 #Montpellier #24octobre #ViolencesPolicieres https://t.co/HmaycXWloj
— 🅓🅗🅟 (@davidhutinphoto) October 24, 2026
En ce sens, le procureur de la République a été saisi pour demander un examen « des suites judiciaires éventuelles sur la notion de groupes constitués en vue de commettre des violences ou dirigées contre certains de ces individus, en cas de violences caractérisées aux personnes ».
La préfète assure que « les forces de l’ordre sont intervenues à plusieurs reprises pour disperser ces groupes et éviter les affrontements » et condamne avec « la plus grande fermeté toute forme de violence et rappelle que de tels agissements ne sauraient être tolérés ».
Montpellier – échauffourées entre militants et charge des CRS – 24 octobre 2026. • © FTV
De son côté, le maire PS de Montpellier, Michaël Delafosse, entend faire la même démarche en saisissant la justice : « J’ai déposé un article 40 auprès du procureur de la République contre les milices d’extrême droite, d’ultradroite qui se sont constituées », a-t-il annoncé dimanche 25 octobre. Sur son compte X, le maire socialiste fustige la violence utilisée par « une milice d’extrême droite » […] « En République, personne ne peut faire usage de la violence contre autrui. Je condamne ses agissements avec force et demande à ce que la justice enquête et interpelle les auteurs. Il ne peut y avoir la moindre impunité. »
Une milice d’extrême droite a fait usage de la violence contre des manifestants hier dans les rues de Montpellier. En Republique, personne ne peut faire usage de la violence contre autrui. Je condamne ses agissements avec force et demande à ce que la justice enquête et interpelle les auteurs. Il ne peut y avoir la moindre impunité.
— Michaël Delafosse (@MDelafosse) October 25, 2026
Au plus fort de la manifestation, 6 300 personnes étaient rassemblées, bien que « la seule manifestation déclarée était interdite par la préfecture et que les rassemblements de personnes dans le centre-ville étaient interdits par arrêté préfectoral », rappelle la préfète de l’Hérault dans un autre communiqué. En soirée, environ « 200 manifestants étaient encore présents sur la place de la Comédie ».
Montpellier – les manifestants en soirée sur la place de la Comédie – 24 octobre 2026. • © FTV
Selon la préfecture, les manifestants ont scandé des « slogans hostiles à la police » et lancé « des projectiles », les forces de l’ordre ont donc fait « usage à plusieurs reprises de gaz lacrymogène pour disperser les manifestants ». Huit personnes ont été interpellées durant cette journée. Deux blessés ont été recensés côté CRS.
Pour l’heure, « il n’est pas fait état de dégradation spécifique. Les commerces protégés par les forces de sécurité intérieure n’ont subi aucun dommage ».
Trois jours après l’attaque raciste à Trappes et La Verrière dans les Yvelines, le 23 octobre, dans laquelle un homme de 26 ans est mort et 5 personnes ont été blessées, dont une enfant de 12 ans, le maire de Montpellier organisait un rassemblement républicain à 12 heures, devant la mairie de Montpellier, ce lundi 26 octobre.
UNIS CONTRE LE RACISME Rassemblons nous devant la mairie de Montpellier ce lundi à 12 h. Nous exprimerons notre soutien aux familles, face à cet acte terroriste à caractère raciste, et réaffirmons notre attachement aux valeurs républicaines : Liberté, Égalité, Fraternité. Le racisme ne doit bénéficier d’aucune complaisance ni complicité. Il est une tache honteuse sur l’idéal républicain de la France. Unis et solidaires, refusons la haine et défendons la fraternité ! 🇫🇷
— Michaël Delafosse (@MDelafosse) October 25, 2026
« Le racisme ne doit bénéficier d’aucune complaisance ni complicité. Il est une tache honteuse sur l’idéal républicain de la France », peut-on lire sur son poste sur les réseaux sociaux.
