À l’occasion de ce premier week-end de Coupe d’Europe, à Pau, Théo Attissogbe a encore brillé, le Rochelais Oscar Jegou a confirmé son statut et, sous le maillot du MHR, Reda Wardi a envoyé des signaux positifs pour sa première sortie en tant que titulaire depuis sa blessure. Retour sur le week-end des Bleus.
Lors de ce premier week-end européen, plusieurs internationaux français se sont montrés. Il y a eu ceux que l’on ne présente plus et ceux qui ont sans doute l’ambition de bousculer la hiérarchie à l’aube de la Coupe du monde en Australie. À ce titre, Reda Wardi (20 sélections) a peut-être marqué des points auprès du sélectionneur de l’équipe de France samedi soir. Sur la pelouse de Bath, le pilier gauche faisait son retour en tant que titulaire depuis sa blessure au mollet. Et ce fut globalement une réussite. Le Montpelliérain a d’abord contribué à la domination des siens dans le secteur de la mêlée avant de prendre confiance dans le jeu en se proposant régulièrement avec réussite. Un retour satisfaisant et rempli d’espoirs pour la suite de la saison.
À ce poste, Rodrigue Neti (9 sélections) n’a en revanche pas brillé. Sur la pelouse du Stadium de Toulouse où les hommes d’Ugo Mola recevaient Exeter, le pilier a dû quitter le terrain après seulement seize minutes de jeu. Coupable d’un plaquage dangereux, Rodrigue Neti a reçu un carton rouge. Une sanction qui devrait lui coûter plusieurs semaines de suspension et qui pourrait même le priver de la deuxième partie du Championnat des Nations cet automne. Pour rappel, avec le XV de France le pilier gauche avait disputé l’intégralité du dernier Tournoi des 6 Nations sur le banc des remplaçants.
Pour finir, chez les avants, c’est Oscar Jegou (15 sélections) qui a confirmé sa dimension internationale. Le troisième ligne a affiché une activité folle en défense comme en attaque et a été l’un des moteurs rochelais. C’est d’ailleurs lui qui lançait les hostilités en inscrivant le premier essai des siens, tout en puissance, dans un match au contexte ô combien difficile.
Attissogbe et Lucu sur une autre planète
Chez les arrières au rayon des indiscutables, impossible de ne pas citer Théo Attissogbe (16 sélections). Chaque week-end le Palois prend un peu plus d’envergure en crevant littéralement l’écran. À l’instar d’un Louis Bielle-Biarrey, le trois-quart polyvalent ne cesse d’impressionner tant sur ses capacités de relance que dans cette facilité déconcertante à passer les défenses ou à faire jouer ses coéquipiers. Bref, Théo Attissogbe poursuit sa montée en puissance et semble pour l’heure sonner comme une évidence en équipe de France.
Chez les Bordelais, en Angleterre, Maxime Lucu (33 sélections) a encore brillé mais dans un nouveau rôle. Avec l’absence de Matthieu Jalibert (touché à la cuisse droite), c’est bien lui qui a enfilé le costume d’ouvreur. Et force est de constater qu’il lui allait à merveille. Cohérent dans les décisions et toujours aussi précis dans son exécution technique, le demi de mêlée a grandement pesé sur ce match et a encore montré que c’était bien lui le patron de l’UBB. Une nouvelle sortie de haut vol qui confirme un peu plus sa place chez les Bleus. Et en parlant de place, si celle d’Antoine Hastoy (11 sélections) est loin d’être scellée dans l’effectif de Fabien Galthié, le Rochelais fait un sacré début de saison. Passeur décisif à deux reprises face aux Lions, l’ouvreur a une nouvelle fois montré toute son importance dans le jeu rochelais. Reste à voir s’il parviendra à conserver cette forme internationale sur le long terme.
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