Dans une vidéo virale qui circule sur les réseaux sociaux, un fonctionnaire de la police nationale de Carcassonne projette violemment un homme sur le sol. Le parquet a ouvert une enquête ce lundi 14 septembre 2026 pour « violences volontaires par une personne dépositaire de l’autorité publique », d’autant que la victime est morte 13 jours après.
Depuis dimanche 13 septembre 2026, une vidéo fait le tour des réseaux sociaux. On y voit plusieurs agents de la police municipale et de la police nationale de Carcassonne lors d’une altercation avec des personnes sans domicile fixe. L’un des agents projette violemment un jeune homme sur le sol, ce dernier se cogne manifestement l’arrière de la tête.
Face à cet acte violent qui s’est produit le 21 juin 2026, jour de la fête de la musique, le parquet de Carcassonne a saisi ce lundi 14 septembre l’IGPN.
Les nouveaux éléments révélés sur la mort de Youssef E. à Carcassonne sont extrêmement graves.
Une vidéo montre cet homme violemment projeté au sol par un policier national, le 21 juin, soir de la Fête de la musique. Parmi les policiers municipaux présents se trouvait César R.,… pic.twitter.com/P3SjU9vydq— Manon Aubry (@ManonAubryFr) September 14, 2026
Treize jours après ce déferlement de violence, le jeune homme de 29 ans, sans domicile fixe depuis plus de 10 ans, est décédé. Le parquet révèle qu’une autopsie a été effectuée. Cette dernière exclut « toute lésion traumatique suspecte en faveur de l’intervention d’un tiers ».
Le parquet précise que la piste privilégiée est la prise de stupéfiants. Le jeune homme étant connu pour « ses antécédents de polytoxicomanie ».
Il n’existe donc aucun lien de causalité entre les faits filmés et le décès survenu 13 jours après.
Parquet de Carcassonne, communiqué de la procureure de la République, Géraldine Labialle.
Le parquet ajoute néanmoins que lors de l’altercation, la victime « ne faisait pour sa part l’objet d’aucune interpellation et ne déposait pas plainte suite aux faits ».
Les investigations devront donc faire la lumière sur les raisons de ce geste violent. Une enquête judiciaire du chef de « violences volontaires par personne dépositaire de l’autorité publique » a été ouverte par l’IGPN de Marseille.
Cette vidéo apparaît quelques jours seulement après la publication d’une enquête de Midi Libre sur la police municipale de Carcassonne. Dans une vidéo de cinq minutes, quatre policiers municipaux enchaînent des propos racistes, misogynes, homophobes, complotistes et putschistes d’une violence inouïe.
