Selon le Financial Times, Airbus sonde des acheteurs potentiels pour sa branche spatiale américaine, comprenant une usine en Floride et la gamme de satellites Arrow. Une cession d’une partie de ses activités spatiales outre-atlantique permettrait au groupe européen de se concentrer sur son projet de rapprochement avec Thales et Leonardo, alors que ce secteur spatial tente de s’organiser face à la concurrence de SpaceX et de la Chine.
Le géant européen Airbus envisage de céder ses activités spatiales aux Etats-Unis pour se concentrer sur son projet de rapprochement avec Thales dont les activités aérospatiales sont basées à Toulouse (Haute-Garonne) et Leonardo (Italie) au niveau européen, rapporte ce samedi 29 août 2026, nos confrères de l’AFP, selon une information du Financial Times, quotidien économique et financier britannique.
« L’entreprise tâte le terrain auprès d’acheteurs potentiels pour cette branche américaine » qui comprend « une usine en Floride et la gamme de petits satellites Arrow », à destination à la fois de clients commerciaux, institutionnels et de sécurité nationale, indique le journal en citant « des sources proches du dossier ».
Contacté par l’AFP et France 3 Occitanie, Airbus n’était pas joignable ce samedi matin pour commenter ces informations.
Cette cession interviendrait après le franchissement de plusieurs étapes. En janvier 2024, Airbus était devenu l’unique propriétaire d’AOS (Airbus OneWeb Satellites) et de l’usine de fabrication de satellites de Merritt Island, en Floride, après avoir racheté à Eutelsat-OneWeb la participation de 50% de l’opérateur dans leur coentreprise.
AOS, créée en 2016, a construit plus de 600 satellites de communication en orbite basse, pour la constellation OneWeb de première génération, indiquait Airbus au moment de l’acquisition. Selon le Financial Tims, ses ventes sont estimées à plusieurs centaines de millions de dollars.
Selon le Financial Times repris par l’AFP, Airbus, comme plusieurs entreprises du secteur spatial européen, a été confronté à d’importantes difficultés dans ses activités spatiales, notamment dans les satellites de télécommunications. « Le groupe a ainsi comptabilisé, en 2024, 1,3 milliard d’euros de charges sur ses programmes spatiaux, dont 300 millions d’euros au quatrième trimestre ».
Depuis, Airbus, Thales et Leonardo ont décidé d’unir leurs forces pour faire face au champion américain SpaceX d’Elon Musk et à la concurrence chinoise. Les trois groupes ont signé un protocole d’accord en octobre 2025 en vue de ce projet de rapprochement baptisé « Bromo », qui divise la classe politique.
Le projet est aussi critiqué en interne par certains syndicats de salariés comme la CGT, qui redoute un monopole et une perte de compétences.
Les trois entreprises sont dans l’attente des autorisations réglementaires, notamment du feu vert de la Commission européenne, pour une mise en service de la nouvelle entité espérée pour 2027.
Ecrit avec AFP.
