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Reprises d’emploi — accès à l’emploi à 6 mois
- 38 % des demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A ou B entre juillet 2024 et juin 2025 ont accédé à l’emploi dans les 6 mois suivants (stable sur un an, +0,1 pt).
- Écarts départementaux marqués : de 36 % dans l’Aude à 47 % en Lozère.
- Hausse du taux sur un an dans 5 départements : Ariège, Aveyron, Hérault, Lozère, Hautes-Pyrénées.
- Recul dans 3 départements : Haute-Garonne, Gers, Lot.
- Taux d’accès particulièrement élevés dans les domaines saisonniers : hôtellerie-restauration/tourisme/loisirs/animation (45 %), agriculture (44 %).
- Autres domaines porteurs : santé (43 %), BTP (42 %), industrie (42 %), transport-logistique (41 %), banque (39 %).
- Sur un an, recul du taux d’accès dans : hôtellerie-restauration/tourisme/loisirs/animation (-0,2 pt), commerce (-0,2 pt), santé (-0,4 pt), transport-logistique (-0,4 pt).
Méthodologie : le taux d’accès à l’emploi mesure la part des demandeurs d’emploi en catégorie A ou B ayant repris un emploi d’au moins 78 heures/mois leur permettant de sortir de ces catégories dans les 6 mois suivants.
Difficultés de recrutement des entreprises
- 200 470 intentions d’embauche anticipées par les entreprises pour 2026 (enquête Besoins en Main-d’Œuvre / BMO, réalisée au 4? trimestre 2025 par France Travail en partenariat avec le Crédoc ; 166 970 établissements interrogés, 41 100 réponses, taux de retour 25 %).
- 41 % des projets de recrutement sont jugés difficiles par les employeurs pour 2026 (44 % au niveau national), soit 6 points de moins qu’en 2025 — 3? année consécutive de baisse des difficultés.
Évolution du taux de difficulté de recrutement (Occitanie, projets jugés difficiles)
| Année | Taux |
|---|---|
| 2017 | 34 % |
| 2018 | 37 % |
| 2019 | 45 % |
| 2020* | 48 % |
| 2021* | 43 % |
| 2022 | 56 % |
| 2023 | 58 % (pic) |
| 2024 | 53 % |
| 2025 | 47 % |
| 2026 | 41 % |
Les projets d’embauche 2020 exprimés avant la crise sanitaire ne se sont que partiellement concrétisés ; ceux de 2021 ont probablement été sous-évalués.
Disparités territoriales
- De 35 % (Gard) à 51 % (Aveyron).
- Difficultés globalement moins marquées dans les départements où le taux de chômage est plus élevé et la main-d’œuvre disponible plus importante.
- Établissements de moins de 50 salariés (près de la moitié des intentions d’embauche) : taux de difficulté plus élevé, à 44 %.
Taux de difficulté par famille professionnelle (2026 vs 2025)
| Famille professionnelle | 2026 | 2025 |
|---|---|---|
| Techniciens | 63 % | 61 % |
| Ouvriers du BTP | 57 % | 63 % |
| Ouvriers de l’industrie | 56 % | 53 % |
| Social et médico-social | 51 % | 56 % |
| Vente, tourisme et services | 39 % | 48 % |
| Métiers de l’agriculture | 33 % | 44 % |
| Encadrement | 28 % | 37 % |
| Fonctions administratives | 25 % | 32 % |
- Métiers les plus tendus en 2026 : ouvriers de la maintenance générale et mécanique (80 %), mécaniciens de véhicules (76 %), aides à domicile et auxiliaires de vie (62 %).
- L’amélioration est générale sauf pour les familles des techniciens et des ouvriers de l’industrie, qui se dégradent.
Causes citées par les employeurs
- Plus de 8 entreprises sur 10 évoquent un nombre insuffisant de candidatures et des candidats aux profils inadéquats.
- 43 % citent la concurrence d’autres entreprises.
- 38 % citent une rémunération jugée trop faible.
- Autres motifs : manque d’expérience, niveaux de formation ou de technicité insuffisants.
Activité partielle
- 749 900 heures chômées indemnisées en Occitanie en 2025, soit -17 % sur un an (-16,7 % précisément).
- L’industrie représente 52 % des heures indemnisées, dont la fabrication d’autres produits industriels concentre à elle seule près de 38 % du total.
- Le tertiaire cumule 40 % des heures indemnisées, dont 15 % pour l’hébergement-restauration (en recul de 28 %).
Indemnisation par département en nombre d’établissements (ets)
| Département | Ets | Effectif max. indemnisé | Heures indemnisées | |
|---|---|---|---|---|
| Haute-Garonne | 100 | 1 920 | 217 600 | |
| Tarn | 60 | 1 440 | 66 300 | |
| Gard | 90 | 900 | 103 400 | |
| Hérault | 110 | 740 | 88 300 | |
| Aveyron | 30 | 610 | 53 400 | |
| Gers | 20 | 470 | 54 500 | |
| Tarn-et-Garonne | 50 | 450 | 35 300 | |
| Pyrénées-Orientales | 40 | 440 | 45 200 | |
| Ariège | 30 | 400 | 34 000 | |
| Aude | 20 | 220 | 34 000 | |
| Hautes-Pyrénées | 30 | 180 | 14 600 | |
| Lot | 40 | 170 | 22 100 | |
| Lozère | 10 | 70 | 5 900 | |
| Occitanie | 610 | 8 000 | 749 900 |
Dispositifs
- Activité Partielle de Longue Durée (APLD), mise en place en 2020 : sortie progressive en 2025, heures en chute de -67 % par rapport à 2024, ne représentant plus que 14 % du total.
- APLD « rebond », nouveau dispositif introduit en 2025 : 8 % des heures indemnisées, concentré dans l’industrie (69 % dans la fabrication d’autres produits industriels, 14 % dans la fabrication d’équipements électriques/électroniques/informatiques/machines). Ce dispositif accompagne les entreprises en réduction d’activité durable, sous réserve d’engagements de maintien en emploi et de formation. Les nouvelles demandes ne peuvent plus être déposées depuis le 28 février 2026, mais les indemnisations en cours peuvent se poursuivre jusqu’en 2028.
- Motif de conjoncture économique : 42 % des heures indemnisées (+4 %).
- Motif de sinistres ou d’intempéries : 33 % des heures (+11 %).
Ruptures de contrat
- 9 045 emplois détruits en 2025 en Occitanie via plans de sauvegarde de l’emploi (PSE), ruptures conventionnelles collectives (RCC) ou licenciements économiques.
- +15 % sur un an — un volume supérieur à 2024 (+1 200 emplois) et à 2023 (+2 100 emplois).
- Un cinquième des ruptures de contrat concerne le secteur du commerce.
Répartition des ruptures de contrat par secteur (2025)
| Secteur | Ruptures 2025 | Part 2025 | Part 2024 |
|---|---|---|---|
| Commerce ; réparation d’automobiles et de motocycles | 1 864 | 21 % | 18 % |
| Activités scientifiques et techniques ; services administratifs et de soutien | 1 143 | 13 % | 23 % |
| Construction | 1 116 | 12 % | 19 % |
| Transports et entreposage | 791 | 9 % | 7 % |
| Fabrication d’autres produits industriels | 773 | 9 % | 7 % |
| Hébergement et restauration | 627 | 7 % | 8 % |
| Fabrication de matériel de transport | 553 | 6 % | 0 % |
| Administration publique, enseignement, santé humaine, action sociale | 540 | 6 % | 4 % |
| Industrie agro-alimentaire | 496 | 5 % | 4 % |
| Information et communication | 335 | 4 % | 3 % |
| Autres activités de services | 297 | 3 % | 3 % |
| Fabrication d’équipements électriques, électroniques, informatiques, fabrication de machines | 188 | 2 % | 2 % |
| Activités financières et d’assurance | 122 | 1 % | 2 % |
| Industries extractives, énergie, eau, gestion des déchets, dépollution, cokéfaction/raffinage | 114 | 1 % | 1 % |
| Activités immobilières | 52 | 1 % | 1 % |
| Agriculture, sylviculture et pêche | 34 | 0 % | 1 % |
| Tout secteur d’activité | 9 045 | 100 % | 100 % |
Répartition départementale
- Haute-Garonne : département le plus affecté, avec près de 3 500 emplois concernés (38 % des ruptures régionales, contre 30 % de l’emploi régional).
- Gard : hausse notable, de 7 % des décisions en 2024 à 11 % en 2025.
- Aveyron, Lot, Lozère (départements moins peuplés) : forte hausse relative — la Lozère passe de 10 emplois concernés en 2024 à 67 en 2025.
Zoom sur les Plans de Sauvegarde de l’Emploi (PSE)
- 200 PSE enregistrés en 2025 — un nombre record de plans depuis la crise sanitaire (2020).
- Ces plans concernent néanmoins moins d’emplois qu’en 2024 : 2 717 emplois contre 2 839.
- Trois motifs couvrent la majorité des procédures :
- Difficultés économiques : 43 % des procédures, 26 % des emplois concernés.
- Sauvegarde de la compétitivité : 34 % des procédures, 45 % des emplois concernés.
- Cessation d’activité : 15 % des procédures, 19 % des emplois concernés.
- Le commerce et la réparation d’automobiles/motocycles concentre à lui seul 26 % des emplois touchés par un PSE.
- La fabrication d’autres produits industriels est également fortement affectée : 380 emplois, soit 13 % des ruptures dans le cadre d’un PSE, pour un secteur qui ne pèse que 4 % de l’emploi régional.
- Évolution sectorielle marquante : le nombre d’emplois concernés dans l’industrie a doublé en 2025 (23 % des décisions PSE contre moins de 15 % en 2023-2024) ; à l’inverse, la part de la construction recule de 20 % à 12 % des décisions.
- Le tertiaire marchand reste le principal secteur concerné, avec plus de la moitié des licenciements liés à un PSE ; le commerce (13 % de l’emploi régional) concentre 21 % des licenciements 2025 (contre 18 % en 2024).
Sources et méthode
Toutes les données proviennent du Bilan du marché du travail en 2025 en Occitanie (France Travail Occitanie / Dreets Occitanie, juin 2026), lui-même construit à partir de :
Publication disponible sur https://occitanie.dreets.gouv.fr/ et www.observatoire-emploi-occitanie.fr.
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