Thierry Baëza, le maire de Mèze dans l’Hérault, a publié un message sur ses réseaux sociaux, samedi 1er août 2026. Il dénonce l’inaction totale des services de l’État face à un groupe de gens du voyage qui occupe illégalement l’aire de grand passage de la commune depuis trois semaines.
C’est un cri de colère sur les rives de l’étang de Thau ! Samedi 1er août, Thierry Baëza, le maire de la commune de Mèze, face à Sète, s’est fendu d’un communiqué sur ses réseaux sociaux.
Au cœur de cette indignation, la gestion complexe d’un groupe de gens du voyage installé sur l’aire de grand passage de la ville, dont le séjour s’éternise. Si la commune a, selon lui, rempli sa part du contrat, la situation lui échappe totalement, la laissant désarmée face à des occupants refusant de lever le camp.
La colère de l’élu héraultais part du non-respect des règles. « La ville de Mèze a respecté ses obligations en aménageant une aire de grand passage conformément au schéma départemental », rappelle Thierry Baëza. En échange de cet aménagement, la loi est stricte. La durée maximale de stationnement pour ces groupes est fixée à quinze jours. Cependant, le délai est aujourd’hui largement dépassé.
« Depuis maintenant trois semaines, nous accueillons sur l’aire de grand passage un groupe qui ne respecte rien : ni les viticulteurs, ni le voisinage », déplore-t-il. Outre l’occupation prolongée, ce sont les incivilités qui exaspèrent la population.
Le maire pointe du doigt des comportements dégradants pour l’environnement immédiat du site, évoquant notamment des « déjections et des papiers toilettes dans les vignes ». Face à cette « situation devenue inacceptable », le dialogue semble rompu. Après avoir refusé de quitter les lieux, il y a 8 jours, le groupe a annoncé son intention de rester encore.
Face à cette impasse qui menace la tranquillité publique, la municipalité se tourne logiquement vers les représentants de l’État pour faire appliquer la loi et procéder à l’expulsion des occupants en situation d’illégalité. Mais c’est précisément ce silence qui a mis le feu aux poudres.
La semaine dernière, j’ai alerté les représentants de l’État, sans réponse.
Thierry Baëza – Le maire de Mèze
Pour l’élu local, cette absence de réaction est symptomatique d’une fracture institutionnelle plus profonde. Alors que les mairies sont régulièrement ciblées lorsqu’elles ne respectent pas leurs quotas d’accueil, l’inverse n’est pas vrai lorsque les communes en règle demandent du soutien.
« Les élus locaux assument leurs responsabilités. Ils attendent que l’État assume les siennes », tranche le maire.
Un constat amer qui le pousse à une conclusion sans appel. « Notre République ne peut pas fonctionner lorsque les règles ne sont plus appliquées et les élus locaux sont laissés seuls face aux problèmes. » Un appel du pied direct à la préfecture de l’Hérault, qui est appelée à intervenir rapidement.
