« Le golf me permet de m’aérer la tête » : l’ailier du Biarritz Olympique Arthur Bonneval nous raconte sa passion pour les greens

Joueur du Biarritz olympique depuis deux saisons, l’ailier Arthur Bonneval est aussi un féru de golf, un sport qu’il a découvert après une blessure et qu’il pratique désormais régulièrement.

Depuis quand jouez-vous au golf ?

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Cette passion est venue lors de la saison 2020-2021, lorsque j’étais encore à Toulouse. Je m’étais fait une rupture du tendon d’Achille. Pendant la rééducation, j’avais pas mal de temps. Mon père jouait un petit peu. Je suis allé tester ça avec lui et Patrice Valmary, un professeur de golf sur Toulouse. Je me suis pris assez rapidement pour ce sport, qui m’a vraiment changé la tête.

Avez-vous directement été piqué ?

Franchement, oui ! C’est vraiment un sport qui est à l’opposé du rugby, mais tu passes du temps dehors, tu es avec tes potes. Quand tu tapes vraiment bien la balle, c’est satisfaisant. Nous sommes pas mal de rugbymen, maintenant, à y jouer. Ça rend un peu addict.

Arthur Bonneval, ailier du Biarritz Olympique nous raconte sa passion pour le golf. Midi Olympique. – Pablo Ordas.

Avant cette blessure, vous n’aviez vraiment jamais testé ce sport ?

Non, je ne regardais pas du tout le golf à la télé et même quand mon père allait y jouer, ça ne m’intéressait pas. Vraiment, c’est lorsque j’ai eu ma blessure que ça m’a fait du bien. Le golf me permet de m’aérer la tête quand on a du temps libre. Le championnat est long, toutes les semaines, nous enchaînons. Avoir ce petit moment dans la semaine me fait du bien.

Avez-vous appris tout seul ?

Non, j’ai eu la chance de pouvoir prendre directement des cours. Apprendre seul, c’est quand même compliqué. Maintenant, il y a beaucoup de vidéos sur les réseaux sociaux ou YouTube, mais pour avoir de bonnes bases, c’est important de prendre des cours.

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À quel point ce sport est-il difficile à appréhender pour un novice ?

Au début, j’y allais deux ou trois fois par semaine pour prendre des cours, car c’est vraiment compliqué. J’ai sympathisé avec des professionnels ou d’anciens professionnels. Même eux, après leur carrière, continuent d’apprendre. C’est un sport où il n’y a jamais de vérité.

Jouez-vous souvent aujourd’hui ?

Oui, j’y joue assez régulièrement. Chaque semaine, j’essaye d’aller y jouer une fois. Après, il y a des semaines plus dures que d’autres. Lorsque nous avons pas mal de courbatures, c’est un peu plus dur d’aller marcher, de taper…

Le golf est-il bénéfique pour la pratique du rugby ?

Honnêtement, ça m’apporte dans la concentration et ça me permet de m’aérer la tête. C’est surtout bénéfique sur le plan mental. Des fois, à l’entraînement ou en match, je vais être un peu tendu. Lorsque je vais au golf, j’espère être plus posé.

Voyez-vous des points communs entre ces deux sports ?

J’en ai parlé avec Thomas Ramos, car nous avons commencé ensemble. Pour lui, qui bute, il y a des similitudes. Tu traverses la balle au golf, c’est un peu pareil lorsque tu joues au pied.

Est-ce un sport éreintant physiquement ?

Ça m’a beaucoup surpris sur le plan physique, oui. Mine de rien, quand tu fais 18 trous, tu pars pour 4 heures ou 4 h 30. Il faut être concentré à chaque coup. Tu piétines, tu marches, il y a de la rotation. Tu dépenses pas mal d’énergie sur ton dos. Je finis vraiment les parcours en étant lessivé, fatigué. Mentalement, tu finis carbonisé, car à chaque coup, tu as ta routine, ta concentration. C’est très complexe.

Y a-t-il des risques pour un rugbyman professionnel et évoquez-vous cela avec les préparateurs physiques, au club ?

Ils ne me déconseillent pas d’y aller, mais quand tu as un match important, tu vas peut-être aller jouer en voiturette plutôt qu’à pied. Au niveau du dos, c’est assez traumatisant, mais on essaye de gérer ça comme il faut. Je pense que c’est mieux d’aller faire un golf qu’un foot ou un basket. Moi, à chaque fois que j’y vais, ça me fait du bien. Ça me fait couper la semaine. Si on a fait un match de merde ou que j’ai été nul, je vais jouer au golf et ça me fait du bien. Et même si je ne suis pas bon sur une partie de golf, je suis content d’y être allé.

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Avec qui jouez-vous ?

Je joue souvent avec Mike Lorenzo Vera, qui est professionnel. J’ai eu la chance d’un peu taper avec lui. Ensuite, au niveau du rugby, il y a Yann Lesgourgues et Piula Fa’asalele à Biarritz. À Toulouse, Thomas Ramos, Alexandre Roumat, Julien Marchand et Cyril Baille, qui va être un grand de ce sport. De plus en plus de joueurs s’y mettent. Je pense que ça doit faire du bien à tout le monde. Quand on se retrouve, on va faire une partie, il y a de la compétition, de la rigolade. C’est génial.

Qui est vraiment doué, dans le microcosme ?

Cyril Baille a commencé il n’y a pas longtemps et il est vraiment surprenant. Alexandre Roumat, aussi, est propre. Après, il vient des Landes, donc c’est plus facile pour lui.

Et vous ? Quel est votre niveau ?

J’essaye de m’amuser, c’est le but. J’ai des périodes où je me trouve assez bon et d’autres où je suis catastrophique. Il y en a qui sont plus réguliers. J’aimerais tendre vers ça.

Récemment, vous étiez à la Coupe des capitaines. Pourquoi ?

Oui, j’y étais pour voir Mike Lorenzo Vera jouer. J’ai été son caddie lors du dernier jour. C’est une expérience incroyable mais c’était super éprouvant. On a marché pendant 4 h 30 sous trente degrés avec le sac de trente kilos. Franchement, total respect aux caddies ! J’ai fini épuisé !

En quoi consiste ce rôle ?

Tu portes le sac, tu donnes les clubs. Les vrais caddies donnent les distances, les pentes. Moi, je suis un faux caddie (rire). C’était pour vivre ce moment. Il faut savoir que la Coupe des capitaines réunit les meilleurs golfeurs de l’est de la France qui affrontent ceux de l’ouest de la France. C’est un format de Ryder Cup, par équipes, pendant trois jours à Moliets, Seignosse et Hossegor. J’ai suivi le vendredi à Hossegor, à pied, puis j’ai été son caddie à Seignosse, lors du dernier jour. Bon, on a perdu, mais ça reste impressionnant, car ce sont les meilleurs de leur sport. C’est comme quand tu vas voir Toulouse face à Bordeaux en Top 14.

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De quoi sera faite la suite pour vous, dans ce sport ?

Oh, d’abord je vais reprendre le rugby, c’est le plus important. Ensuite, le but est de faire des week-ends avec des potes. C’est agréable. Quand tu es en pleine saison, le fait d’aller taper un peu fait du bien à la tête. On bouffe du rugby depuis assez longtemps, c’est cool de s’aérer un peu la tête.

L’œil du professionnel Mike Lorenzo Vera : “Arthur est habile !”

Pour quelqu’un qui est professionnel dans un autre sport, il se démerde très bien le type ! Il a deux ou trois aspects techniques à travailler, comme son épaule droite qui est parfois trop bloquée, mais il est habile. Il a de bonnes mains, il est intelligent. Il se jette un peu dedans, il y va peut-être des fois un peu fort, car il a trop de gaz, mais il est rugbyman à la base, il ne fait pas de la dentelle toute la journée (rires). C’est un très bon élève, passionné ! J’adore.

https://www.rugbyrama.fr/2026/07/08/le-golf-me-permet-de-maerer-la-tete-lailier-du-biarritz-olympique-arthur-bonneval-nous-raconte-sa-passion-pour-les-greens-13459254.php

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