Pendant la rencontre France U20 – Espagne U20 au Mondial en Géorgie, le demi d’ouverture Luka Keletaona aurait été victime de propos racistes après un essai espagnol. Il a expliqué la situation en conférence de presse d’après-match.
Après une première période difficile, c’est une victoire finalement sans conteste que se sont octroyé les Bleuets de l’équipe de France moins de 20 ans face à l’Espagne à l’occasion du deuxième match de poule. Malheureusement, ce succès aurait été entaché d’actions et surtout de propos inacceptables. En effet, au cours de la conférence de presse d’après-match, le demi d’ouverture des Bleuets Luka Keletaona a évoqué de lui-même cette partie du match, qui n’a pas sauté aux yeux lors de la diffusion de la rencontre. « En première mi-temps, on est dominés, il n’y a pas de souci. Après, je pense que les propos racistes, ça n’a pas lieu d’être sur un terrain, que ce soit dans n’importe quel sport. Là, ça arrive aujourd’hui face à nous. Personnellement, il ne faut pas que ça passe à côté. On en parlera dans le vestiaire. »
Il n’a pas entendu l’intégralité des propos
Mais alors, que s’est-il passé exactement ? « Quand on prend l’essai en première mi-temps, ils marquent sur le maul, ils nous sautent dessus. J’étais là pour ramener les mecs sous les poteaux, pour faire une bulle, comme on fait assez régulièrement, quand on prend des points. Et les Espagnols passent devant nous et c’est là qu’ont eu lieu les propos racistes. Il a joué en France donc il a parlé français. »
Après coup, l’équipe de France moins de 20 ans a rapporté que « Kele » aurait entendu : « Casse-toi avec ta tête de Chinois et tes yeux… ». Des propos incomplets qu’aurait proférés Mateo Aragon, « le numéro 23 », ailier espoir de l’UBB, toujours selon l’ancien Briviste, qui n’a pas entendu la suite car il « était parti chercher Lucas Andjisseramatchi (le capitaine) pour parler à l’arbitre ».
Après cette triste confession de Luka Keletaona, ses partenaires de sélection ont tenu à lui apporter leur soutien. « On est allés le voir dans le vestiaire, confie l’homme du match Hugo Avogadro. On lui dit d’essayer de passer à autre chose et de rester concentré dans son match, même si c’était difficile pour lui. C’est ce qu’il a essayé de faire et plutôt bien fait. » Le pilier Matéo Frisach espère maintenant que les instances prendront l’affaire au sérieux : « Ça dépasse le cadre du sportif, c’est certain, mais maintenant toutes les parties sont au courant : l’arbitre est au courant, nous de notre côté, le staff l’est aussi. Après, ils vont certainement prendre les décisions. Maintenant, c’est dans les mains de World Rugby ».
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