Les dernières informations concernant l’hantavirus apportent une note d’optimisme. La ministre de la Santé assurait ce jeudi que tous les cas contacts ont été testés négatifs. Ce vendredi, l’épidémiologiste montpelliérain Mircea Sofonea estime que la propagation en France semble endiguée.
Toutes les personnes identifiées en France comme cas contacts de la Néerlandaise décédée de l’hantavirus ont été testées négatives a annoncé jeudi la ministre de la Santé, Stéphanie Rist sur X. « Par mesure de précaution face à une maladie dont la létalité est évaluée entre 30 et 40% et à la durée d’incubation longue », ces 26 personnes sont « toutes placées en isolement hospitalier » et « continueront à être suivies médicalement et à être testées trois fois par semaine », a-t-elle ajouté. Une bonne nouvelle, saluent les spécialistes.
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Une transmission qui ne semble pas incontrôlable
Selon les premières études disponibles, le virus ne se transmet pas facilement avant l’apparition des symptômes. Ce point est essentiel dans la gestion d’une épidémie.
Les chercheurs observent notamment que :
- les tests PCR deviennent positifs avant l’apparition des symptômes ;
- aucun cas clair de transmission très précoce n’a été identifié à ce stade ;
- les contaminations recensées semblent principalement liées au foyer initial de la croisière du MV Hondius.
Ces éléments laissent penser que les autorités sanitaires disposent d’une véritable fenêtre d’action pour identifier rapidement les personnes infectées et isoler les cas avant une diffusion plus large du virus.
Une vigilance indispensable
Même si ces premières observations sont encourageantes, les spécialistes appellent à la prudence. Les connaissances sur le virus restent encore limitées.
Invité de nos confrères de France Info, l’épidémiologiste montpelliérain Mircea Sofonea rappelle que ces tests négatifs ne concernent que les cas contacts Français. Les données disponibles laissent entrevoir une possibilité concrète d’endiguer cet épisode sanitaire avant qu’il ne prenne une ampleur mondiale, mais les mesures de prudence restent indispensables jusqu’à la fin de la période d’incubation maximale.
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