Le nouveau Championnat des Nations approche et, comme souvent avec Fabien Galthié, quelques invités surprises pourraient se glisser dans la liste des Bleus pour l’hémisphère Sud.
Le mois de juillet approche et, avec lui, le lancement du tout nouveau Championnat des nations, la compétition imaginée par World Rugby pour remplacer les traditionnelles tournées estivales et automnales. Pour cette première édition, les Bleus iront défier l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Japon dans un format pensé comme une véritable ligue mondiale. Et, comme souvent avec Fabien Galthié, la liste devrait mêler cadres installés, joueurs relancés et profils inattendus. Car le sélectionneur français adore ces fenêtres internationales lointaines. Elles lui permettent de tester des joueurs encore bruts, de récompenser des trajectoires inattendues ou d’ouvrir la porte à des profils différents.
Cette année encore, plusieurs noms reviennent avec insistance. En première ligne, Matis Perchaud pourrait être l’une des vraies surprises. Le pilier gauche de l’Union Bordeaux-Bègles (23 ans, 1,88 m, 114 kg) avait déjà intégré le groupe France en 2024 pour préparer la tournée en Argentine sans connaître sa première cape. Depuis, il a pris de l’épaisseur. Très mobile, actif dans le jeu courant, capable d’enchaîner les tâches obscures, l’ancien deuxième ligne reconverti tardivement au poste de pilier séduit le staff tricolore. Sa tenue de mêlée reste encore hautement perfectible, mais son potentiel saute aux yeux.
Même logique pour Benjamin Bertrand. Le jeune pilier gauche toulousain (22 ans, 1,80 m, 120 kg) impressionne depuis plusieurs mois. Très à l’aise ballon en main, déjà solide dans le secteur de la mêlée, il est considéré comme l’un des grands talents français du poste. À Toulouse, beaucoup voient en lui un futur patron de la première ligne tricolore. Peut-être encore un peu tendre pour le très haut niveau international, mais exactement le genre de joueur que Galthié aime emmener en immersion.
À droite, une autre piste intrigue fortement : celle de Christopher Tolofua. L’ancien talonneur international (32 ans, 7 sélections) est aujourd’hui testé… au poste de pilier droit à Montpellier. Une reconversion étonnante, mais suivie de très près par les Bleus, qui cherchent des solutions dans un secteur fragilisé depuis la retraite internationale d’Uini Atonio. Dense physiquement, expérimenté, capable d’encaisser les combats, Tolofua grimpe dans la hiérarchie à mesure que sa nouvelle adaptation convainc. Et s’il incarnait la grande surprise de 2027 ? On n’en est pas là, évidemment…
À Paris, le dossier Vili est suivi
En deuxième ligne, Florian Verhaeghe semble lui aussi revenir très fort dans les radars. Avec Montpellier, actuel dauphin du Top 14, l’international (29 ans, 3 sélections) réalise probablement la meilleure saison de sa carrière. Du haut de ses 2,03 m, il domine la touche grâce à son timing et apporte surtout une agressivité permanente dans les zones d’affrontement. Un profil rugueux que le staff des Bleus apprécie énormément.
Derrière, le dossier Tani Vili (25 ans) raconte, quant à lui, une résurrection. Longtemps considéré comme un immense espoir du rugby français, le centre s’était ensuite perdu entre Brive, Clermont, Bordeaux puis Vannes, sans jamais confirmer les attentes initiales. Mais, depuis son arrivée au Stade français, il revit. Plus affûté, plus constant, mieux entouré aussi sous l’œil de Morgan Parra, il retrouve enfin le niveau qu’on lui promettait. Puissant, doté d’un vrai jeu au pied, il offre un profil qui plaît beaucoup au staff tricolore.
Chez les talonneurs, Barnabé Massa (22 ans) avance également ses pions. Champion du monde U20 avec les Bleuets en 2023, le Clermontois réalise une saison pleine. Bon lanceur, solide en mêlée et particulièrement explosif ballon en main, il fait partie des jeunes joueurs suivis avec attention pour préparer l’avenir du poste.
Autour de ces possibles surprises, certains noms paraissent plus attendus. Le Bayonnais Esteban Capilla (23 ans) est un candidat sérieux. Quant au deuxième ligne du Lou Théo William (25 ans), il reste dans l’antichambre des Bleus depuis plusieurs mois et faisait partie de la dernière tournée estivale en Nouvelle-Zélande, sans toutefois être capé. Max Spring (25 ans), déjà aperçu en sélection, continue, lui aussi, d’être observé. Quant à Léo Barré (23 ans), relancé avec le Stade Français après plusieurs mois compliqués, il possède toujours ce profil de puncheur que Galthié adore. En juillet, le sélectionneur pourrait également décider de relancer Paul Boudehent (26 ans). Considéré comme le meilleur tricolore du Tournoi 2025 avant d’être freiné par les blessures, le troisième ligne rochelais n’a plus été titularisé en équipe de France depuis la défaite contre l’Afrique du Sud au Stade de France en novembre dernier (32-17). Pour autant, son activité et sa capacité à avancer dans le trafic restent très appréciées en interne.
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