Producteurs et revendeurs ont posé leurs cagettes sur leurs étals en bord de route. L’occasion d’acheter de bons fruits, légumes, miel, confiture, vins et autres produits « de pays ».
L’été frappe à nos portes. Les tongs, serviettes, casquettes et crèmes solaires commencent à pousser hors de l’armoire les pulls et les chaussettes. Les jardins ont pris des couleurs. Et les fruits et légumes du soleil mis à la vente sur les routes des plages du Biterrois font des clins d’œil aux passants et automobilistes.
Mais tous ces produits ne proviennent pas forcément du terroir de Biterre ou, plus largement, d’Occitanie, parfois même lorsqu’ils sont affichés « de pays ». Si vous voulez manger « terroir », il ne faut donc pas hésiter à demander aux vendeurs. S’ils sont honnêtes, ils se doivent de vous indiquer la provenance de ce qui finira dans votre assiette.
Sur les deux éventaires de La Cueillette de Léon – à l’entrée de Portiragnes (en bordure de la D612) et à l’entrée des Orpellières, à Sérignan-Plage, la très grande majorité des cerises, poires, salades, fraises, cébettes, fèves, artichaut et de nombreux autres fruits et légumes ont poussé sur les terres ou les vergers de Luc Briera et Bastien Alvado, des enfants du pays (le premier de Valras, le second de Portiragnes).
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Des fruits et légumes du Biterrois
« Nous cultivons nos fruits et légumes sur notre domaine, Saint-Félix, situé à côté de la Cameron, à Béziers, explique Luc Briera. Nous avons également des terres à Villeneuve-lès-Béziers, Sérignan et Portiragnes. Bien sûr, même si nous sommes très diversifiés, nous n’avons pas tout. Par exemple, les oranges et les citrons. Il faut alors aller les chercher ailleurs. Comme les bananes… Mais ici, tous les produits de saison sont au minimum français, la grande majorité de la région. »
Les miels des deux associés proviennent de Bédarieux, leur huile d’olive de Nissan-lez-Ensérune, leurs chips de Vailhauquès. Leurs confitures sont élaborées à Montady mais avec les fruits de leur production. Tout comme leurs jus de pomme et de poire, et leur coulis et sauce tomate.
Cette semaine, Luc et Bastien ont commencé à proposer leurs premiers abricots et cerises. « Malheureusement, la grêle qui est tombée il y a trois semaines sur nos abricotiers, a un peu abîmé les fruits. On a donc perdu en qualité visuelle, à cause des impacts. »
Le domaine Saint-Félix en plein développement
Une dégustation plus tard, les palais sont satisfaits : le goût et le sucre sont bien présents. D’ailleurs, même si la coutume se perd, on peut goûter avant d’acheter. « Il suffit de demander. Mais vous savez, les clients tiennent compte d’abord de l’aspect, puis du prix. Le goût passe malheureusement après. »
En mars dernier, les équipes de Luc Briera et Bastien Alvado étaient à pied d’œuvre sur les terres du domaine Saint-Félix. « Nous avons planté de jeunes poiriers, bientôt de nouvelles variétés verront le jour. C’est un travail de patience et de passion. Un travail qui s’inscrit dans le temps. Il y a un an seulement, nous faisions l’acquisition du domaine avec une ambition forte : lui redonner toute sa vitalité, révéler son potentiel et en faire un lieu riche en diversité. Notre objectif est simple : cultiver localement une grande diversité de fruits et légumes, pour offrir à nos clients des produits de qualité, ancrés dans notre terroir« , explique Luc Briera.
Les tomates, courgettes, poivrons et autres légumes d’été bientôt sur l’étal de Jean-Laurent, à Sérignan-Plage
« Il faudra encore patienter trois semaines », indique Jean-Laurent, maraîcher à Sérignan-Plage et oléiculteur sur le plateau de Vendres, à la caisse de son stand de fruits, légumes et produits régionaux qu’il tient à l’entrée de Sérignan-Plage.
Car ses tomates, courgettes, salades, oignons et autres végétaux du soleil qu’il a plantés il y a peu poussent encore sur ses parcelles, qui longent la route menant au parking des Orpellières.
« On espère que cette saison sera meilleure que l’année dernière, marmonne-t-il, poursuivant : logiquement, avec ce qu’il se passe dans le monde, les vacanciers ne devraient pas manquer ».
En attendant ses fruits et légumes d’été, il propose sa production d’huile d’olive issue de ses oliviers qu’il cultive sur le plateau de Vendres. « Cette année, je la propose pour la première fois en bouteille, que j’ai baptisée Le Filet d’or, contrairement aux saisons précédentes où je la vendais en vrac. »
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