Après les défaites de Castres à Pau, de Lyon à Paris et de Bayonne à domicile contre l’UBB, il n’y a plus que neuf équipes concernées par une qualification pour la phase finale, à trois journées de la fin de la phase régulière. Les saisons précédentes, cette lutte pour le top 6 avait été plus indécise.
Si la bagarre fait rage en haut du classement pour la qualification directe en demi-finales et pour les barrages à domicile, elle l’est moins cette saison pour la qualification, ainsi que pour le maintien, avec Montauban déjà condamné à la Pro D2 à trois journées du terme et Perpignan promis aux sueurs froides de l’access match face au finaliste malheureux de l’étage inférieur.
Pour en revenir au top 6 et à la qualification pour la phase finale, il n’y a plus que neuf équipes concernées alors qu’il reste encore trois matchs à disputer. C’est une première depuis huit ans et la saison 2017-2018. À l’époque, Clermont – dixième avec 45 points – comptait seize points de retard sur La Rochelle – sixième à l’issue de la J23. C’est le même cas de figure cette saison où Castres, Lyon et Bayonne sont mathématiquement hors course pour la qualification, en plus de Perpignan et Montauban, évidemment.
Le Top 14 moins compétitif ?
Ce fossé comptable a fragmenté le championnat, créant un ventre mou précoce et inhabituel. Et si La Rochelle et Toulon peuvent encore espérer disputer la phase finale, les Rochelais et Toulonnais doivent réaliser un sans-faute et se bagarrent davantage pour le top 8 et une place en Champions Cup. On est donc loin de la saison 2023-2024 où, avant l’ultime journée, Clermont (10e), Pau (9e), Castres (8e) et Perpignan (7e) pouvaient encore espérer un incroyable renversement de situation.
Certains regretteront peut-être un suspense moins présent que par le passé, à l’instar de la lutte pour le maintien déjà fixée depuis de longues semaines. « Je ne vois pas pourquoi on devrait passer à un Top 12, confiait le président de la LNR, Yann Roubert, il y a plusieurs mois au sujet d’un possible changement de formule. Certes, certains clubs sont dans le dur en ce début de championnat, mais il ne faut enterrer aucune entité. Tout va très vite en Top 14, d’un côté comme de l’autre. » C’est factuellement moins le cas cette année.
En revanche, les plus optimistes retiendront une bataille de tous les instants pour l’accession directe en demi-finales, ainsi que pour la 3e et la 4e place et les précieux barrages à domicile. Rassurez-vous, il y aura encore du suspense lors des trois derniers week-ends de la phase régulière, avant le grand rendez-vous de la phase finale qui, lui, ne déçoit jamais.
.
