Chez Robert Margé, aux Monteilles, l’éleveur a invité à une « tienta » les matadors français participant à la corrida tricolore de Nîmes. Une grande réussite.
Superbe la démarche, idéales les conditions, remarquables les démonstrations. Au domaine des Monteilles, l’idée, lancée par les Amis de Pablo-Romero de Nîmes, de proposer au ganadero Robert Margé de préparer une « tienta » destinée à offrir une préparation supplémentaire et de qualité aux maestros français attendus le week-end de la Pentecôte, a répondu lumineusement à l’attente de tous.
Après la visite du superbe lot de toros portant le fer de l’éleveur qui fera combattre ses pensionnaires ce dimanche 24 mai en matinée, et la découverte de l’affiche spéciale de cette corrida, signée Rudy Ricciotti, quatre vaches avaient été réservées pour les maestros.
Contenus de la page
Quatre matadors en tenue de campo
Si Adriano et Solal, engagés également à Nîmes pour ce rendez-vous exclusivement aux couleurs françaises, n’ont pu être présents sur la piste de la petite arène de « tienta », les quatre autres matadors de ce cartel inédit ont su exprimer à la fois leur style et leur personnalité.
Donnant évidemment à l’éleveur, attentif aux moindres détails, toute latitude pour porter un jugement sérieux et autorisé sur la valeur de chaque vache. Pour Marc Serrano, Tibo Garcia, El Rafi et Maxime Solera, expériences précieuses avant ce paseo nîmois venant symboliser toute la valeur, l’engagement, la sincérité et l’ambition de l’art du toreo tricolore. Tous les acteurs confondus.
Sur la piste, des moments privilégiés
Sous les yeux de Robert Margé, de Joé et Sophia Gabourdès, de membres des Amis de Pablo-Romero, et de Sylvette Fayet, nouvelle adjointe à la tauromachie à la mairie de Nîmes, quatre volets d’une démonstration d’ensemble particulièrement convaincante.
Pour l’éleveur, grille d’évaluation en mains, et les aficionados présents, un grand moment vécu avec la première vache sortie. Portant le numéro 4161, exprimant pendant de longues minutes des vertus de combativité et de mobilité d’une exceptionnelle régularité, elle a permis à Marc Serrano de vivre des moments privilégiés, exprimés avec une totale suavité.
Et, par la suite, avec Tibo Garcia libérant une belle sensibilité, El Rafi maîtrisant peu à peu toutes les exigences manifestes de son opposante, et Maxime Solera canalisant avec fermeté et sérieux la générosité de la vache, des séquences d’un relief constant. Soulignant la pertinence d’une journée positive dans tous les chapitres.
.
