Après la mort de Mohamed Gabsi au commissariat de Béziers (Hérault) le 8 avril 2020 suite à contrôle de la police municipale, un agent avait été renvoyé devant le tribunal correctionnel pour homicide involontaire. La famille de la victime réclamait un procès devant une cour criminelle. La cour d’appel a refusé.
Pas de procès aux assises pour l’affaire Mohamed Gabsi. Jeudi 7 mai 2026, la cour d’appel de Montpellier a tranché : un seul policier municipal sur les trois mis en cause au départ sera renvoyé devant le tribunal correctionnel. La famille du trentenaire, mort en avril 2020 après un contrôle policier qui avait dégénéré, avait réclamé un procès criminel.
Mohamed Gabsi, 33 ans, est mort le 8 avril 2020 à Béziers lors d’une interpellation musclée. En plein confinement, l’homme de 33 ans qui circulait dans les rues de la cité biterroise avec une attestation de déplacement, avait été contrôlé par une patrouille de trois policiers municipaux. Un contrôle qui avait dégénéré : Mohamed Gabsi avait été plaqué au sol. Menotté dans le dos, il était resté plusieurs minutes seul dans la voiture de police avec un des policiers.
Les mouvements de la voiture filmés par les caméras de surveillance avaient alors laissé craindre une scène de violence. Mohamed Gabsi était mort peu après à son arrivée au commissariat de Béziers.
D’après l’autopsie, Mohamed Gabsi qui avait consommé une dose importante de cocaïne « potentiellement létale en elle-même », avait également subi, selon l’autopsie « un appui maintenu avec force en région cervicale ayant provoqué son décès par asphyxie ».
Le juge d’instruction avait alors estimé « qu’il y avait eu une imprudence dans ces techniques d’interpellation ». Les avocats de la famille de la victime avaient plaidé pour la requalification des faits en « violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner ». Ils n’ont pas été entendus.
En juillet 2025, le juge d’instruction conformément aux réquisitions du procureur avait déjà requalifié les faits en homicide involontaire à l’encontre du policier municipal et prononcé un non-lieu pour les deux autres. Le policier mis en cause sera jugé pour ce motif devant le tribunal correctionnel de Béziers.

