Alors que le staff et les joueurs de l’Union Bordeaux-Bègles savouraient leur qualification pour la finale de Champions Cup, le manager de Bath, Johann van Graan, a évoqué trois situations litigieuses. Depuis, un éventuel passage devant la commission de discipline pouvait être redouté par plusieurs joueurs de l’UBB, dont le capitaine Maxime Lucu.
Alfie Barbeary a mis genou à terre en début de seconde période, après une énième charge devant la ligne d’en-but de l’Union Bordeaux-Bègles. Le puissant numéro huit de Bath voyait l’équipe médicale s’affairer autour de son œil et de sa pommette. C’était la troisième fois que l’Anglais semblait vouloir réclamer une faute de la part d’un défenseur bordelais, s’appuyant sur son capitaine Ben Spencer pour faire entendre sa voix auprès de l’arbitre géorgien Nika Amashukeli pour un éventuel contact à la tête. « Le plus clair et évident est intervenu à 41 minutes et 8 secondes, analysait le technicien sud-africain. Nous devons nous assurer qu’il y ait une vraie cohérence et que les officiels bénéficient de tous les angles disponibles. Ce qui n’a pas l’air d’avoir été le cas. […] Tout ce que nous, coachs, joueurs et supporters, demandons, c’est vraiment de la cohérence […] On parle d’incidents sur la tête, sur notre numéro 8. Et je dirais que si vous avez l’opportunité d’évaluer leurs décisions, c’est bien de le faire. Si on le regarde et qu’on me dit qu’il n’y a pas faute, ça me va. Mais il faut s’en assurer. On a besoin de cohérence. »
Les clubs n’ont pas le pouvoir de citer eux-mêmes un joueur
Les arrêts sur image ont depuis été réalisés par les médias anglais pour apporter de l’eau au moulin du patron de Bath. Avec un joueur clairement suspecté d’avoir enfreint la règle pour plaquer Alfie Barbeary : Maxime Lucu, le capitaine de l’UBB. Le joueur anglais a lui-même mis les images en ligne sur son compte Instagram avec la légende « French Kissing ». Maxime Lamothe et Adam Coleman seraient les autres joueurs de l’UBB impliqués dans les situations litigieuses évoquées par Johann van Graan.
Il faut savoir que « les clubs n’ont pas le pouvoir de citer eux-mêmes un joueur mais peuvent faire part d’un incident au commissaire à la citation dans un délai de 26 heures à compter du coup d’envoi du match en question » souligne le règlement de l’EPCR. C’est aussi le délai dont bénéficie le commissaire à la citation pour déposer une citation, même si le règlement stipule que « lors de circonstances exceptionnelles, ce délai peut être prolongé. » C’est ensuite à l’officier de citation qui « détermine s’il existe suffisamment de motifs pour citer un joueur à comparaître en audience disciplinaire. » Ce processus demande donc un certain temps. Généralement, la commission de discipline indépendante annonce officiellement les audiences disciplinaires le mercredi suivant la rencontre, même si cela peut être plus rapide. En effet, celle concernant le pilier toulousain Dorian Aldegheri, qui avait reçu un carton rouge lors du quart de finale face à l’UBB, avait été annoncée dès le mardi.
Maxime Lucu et ses partenaires peuvent donc toujours recevoir une convocation pour une audience disciplinaire. Néanmoins, selon nos dernières informations, l’EPCR n’aurait encore rien reçu de la part de la commission de discipline indépendante, ce qui peut laisser penser que l’histoire n’ira pas plus loin, même si l’UBB doit encore patienter quelques heures pour souffler définitivement.
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