La pratique du golf par des personnes atteintes de la maladie de Parkinson arrive en France. Dans le Lot, un golfeur a constaté les bienfaits de la pratique de son sport. Il a créé une association pour permettre à d’autres malades de s’initier à Cahors (Lot).
À Cahors, une association promeut la pratique du golf pour les personnes atteintes de la maladie de Parkinson. Golf santé Parkinson a été créé par un joueur lui-même atteint pas cette maladie. Cette pratique aurait des vertus pour travailler l’équilibre, la concentration, lutter contre des raideurs. Ce serait aussi un moyen de rompre l’isolement et de retrouver une forme de confiance en soi. Une initiation était proposée à des personnes touchées par la maladie.
Le swing est encore timide. Club de golf en main, un groupe composé de femmes et d’hommes s’initie pour la première fois aux techniques du golf. Un sport qui pourrait être bénéfique aux maux quotidiens qui pèsent sur leur vie car tous souffrent de la maladie de Parkinson.
Pascal Ricard est le président et fondateur de l’association Golf Santé Parkinson. Pour cette journée de découverte du golf, il adresse un mot aux nouveaux pratiquants. « Pour moi, c’est quelque chose d’important dans la maladie. Ça m’aide, donc si ça peut aider d’autres personnes, ça sera vraiment un grand plaisir pour tout le monde », explique-t-il.
Les gestes peuvent sembler simples, mais pas pour une personne touchée par la maladie. Sébastien Aguillon est médecin du sport et golfeur. C’est lui qui guide les premiers pas de ces novices. Il veille et conseille. » Le but c’est de faire un balancier surtout avec les épaules, ce n’est pas le poignet qui balance. Vous voyez, comme le mouvement d’une horloge de grand-mère », explique-t-il à un nouvel adepte du golf.
« Dans cette maladie on connaît le tremblement, mais on ignore souvent qu’elle provoque des raideurs et une forme de rigidité. Là on fait un petit mouvement de balancier simplement, donc ça permet de travailler la coordination, l’équilibre. Après sur le parcours il y a la notion de marche et d’endurance qui est intéressante aussi », poursuit le médecin du sport.
En une matinée d’initiation, ces nouveaux pratiquants ressentent déjà les premiers effets.
« C’est magique, tant que je veux concentre sur la balle, je pense pas à la maladie », confie Bertrand Dolegeal, nouveau pratiquant atteint de Parkinson.
« Depuis que je suis là, je ne me dandine pas d’une jambe sur l’autre. C’est mon amie qui m’observe qui me l’a fait remarquer. Je ne me balance plus », s’étonne Monique Rubio elle aussi touchée par la maladie de Parkinson.
La pratique du golf pour accompagner ces malades est courante en Grande Bretagne et en Irlande mais inédite en France.
» Tous ne pourront pas jouer au golf. Mais pour ceux qui le peuvent et ceux qui peuvent encore marcher, c’est vraiment du plaisir à prendre. C’est une maladie neurodégénérative. Tout le temps est compté. Le moment présent est compté. Quand vous êtes sur un golf en pleine nature avec des gens pour discuter, ce n’est que du plaisir », affirme Pascal Ricard le président de l’association Golf Santé Parkinson. Il espère constituer une équipe de dix joueurs pour participer, fin septembre, au tournoi des cinq nations des golfeurs atteints de Parkinson.
(Reportage de PE.Zahn et JP.Jauze)
