Norovirus : après l’interdiction de vente des huîtres et des moules de l’étang de Thau, l’État et les collectivités annoncent des aides d’urgence pour la filière

L’interdiction de la vente d’huîtres, de moules et de palourdes de la lagune de Thau, annoncée à la veille de la Saint-Sylvestre, en raison de la présence de norovirus, pourrait avoir de lourdes conséquences économiques. L’État et les collectivités annoncent des mesures d’urgence pour soutenir les professionnels.

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Après la suspension de la récolte et de la commercialisation des huîtres, moules et palourdes du bassin de Thau, la préfecture de l’Hérault a annoncé, mardi 6 janvier dans la soirée, une série de mesures de soutien en direction des conchyliculteurs.

Ces annonces interviennent une semaine après l’arrêté préfectoral pris à la suite de plusieurs cas de toxi-infections alimentaires collectives liés à la consommation d’huîtres contaminées par des norovirus.

La décision, effective depuis le 30 décembre pour une durée de 28 jours, concerne les coquillages récoltés à partir du 17 décembre 2025. Pour les professionnels, elle a sonné comme un « coup de massue » à la veille du réveillon de la Saint-Sylvestre.

Selon les premières investigations, la contamination du bassin serait liée aux fortes pluies survenues les 15 et 16 décembre puis les 21, 22 et 23 décembre. Des eaux usées chargées en norovirus se seraient déversées dans l’étang de Thau, dans un contexte de crues exceptionnelles dans l’Hérault.

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Cette suspension intervient dans une période cruciale pour la filière et entraîne des pertes économiques importantes : destruction de coquillages, chute du chiffre d’affaires, tensions de trésorerie et inquiétudes sur la confiance des consommateurs. Une situation d’autant plus difficile que la conchyliculture locale sort à peine de précédentes crises sanitaires, liées au norovirus à l’hiver 2022-2023 et à la malaïgue à l’été 2025.

Les producteurs anticipent l’arrêté préfectoral attendu dans la journée sur l’interdiction de commercialisation d’huîtres et de moules de Thau – 30 décembre 2025. • © FTV Y. le Teurnier.

Réunis à la préfecture de l’Hérault, les représentants de l’État, des collectivités et de la filière ont acté plusieurs mesures d’urgence. Le Conseil départemental de l’Hérault envisage « une exonération de la redevance portuaire« , pour un montant estimé à 120 000 euros. Sète agglopôle Méditerranée propose « une année blanche concernant la redevance pour le traitement des déchets conchylicoles« , soit environ 1 million d’euros.

L’État indique que « des étalements de dettes fiscales et sociales peuvent être sollicités« . La direction départementale des finances publiques a par ailleurs autorisé « un mécanisme de remise gracieuse de la taxe foncière sur le non-bâti« . La réduction de 50 % des redevances domaniales de culture marine, déjà appliquée après la malaïgue, sera réactivée en 2027.

La Banque de France rappelle que « la médiation du crédit peut être sollicitée » et qu’un étalement des prêts garantis par l’État sur quatre années supplémentaires est possible. Les professionnels sont également invités à se rapprocher de leurs banques pour négocier des reports d’échéances ou des facilités de trésorerie.

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Enfin, la direction départementale des territoires et de la mer 34 a annoncé « l’ouverture dès la semaine prochaine du guichet d’indemnisation de la crise de la malaïgue de l’été 2025« , avec un barème révisé pour la première fois depuis quinze ans.

La préfecture précise enfin que la suspension de la commercialisation restera en vigueur tant que les conditions sanitaires ne permettront pas une réouverture des zones de production.

Les huîtres et moules de la lagune de Thau interdites à la commercialisation après les inondations et crues de Noël – illustration. • © Nicolas Parent / MAXPPP

L’interdiction de vente des coquillages est particulièrement mal vécue par les professionnels. Lundi 5 janvier dans la soirée, une cinquantaine d’ostréiculteurs en colère ont bloqué les accès du siège du quotidien Midi Libre pour dénoncer une couverture selon eux « à charge » de la suspension de la commercialisation. Vers 19H30, ces manifestants, pour la plupart « encagoulés« , ont « mis le feu à des palettes et des pneus, bloquant ainsi tous les accès » au journal, à la sortie de Montpellier.

Les flammes ont endommagé le portail d’entrée, selon le quotidien régional.

Les manifestants auraient également « insulté les journalistes et les personnels présents, leur reprochant le traitement médiatique de la crise sanitaire qu’ils traversent et les menaçant de représailles« . Vers 23H30, les gendarmes sont intervenus pour « inciter les manifestant à quitter les lieux« , selon le journal.

« Il y avait de la tension, mais l’évacuation s’est passée en bonne intelligence« , a confirmé à l’AFP un porte-parole de la gendarmerie, précisant qu’il n’y avait pas eu d’interpellations.

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1 COMMENTAIRE

  1. Il faut cuire. Les huîtres, frire pannee en beignet gratins

    La saison doit etre décalée pour du froid, des huitres au large

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