Après une reprise des cours, lundi 2 novembre, une quinzaine d’étudiants ont dressé des barricades pour bloquer l’entrée principale de l’université Perpignan Via Domitia, où un barrage filtrant a été instauré. À Montpellier, plusieurs campus sont également perturbés ce mardi 3 novembre après un appel lancé par l’union étudiante.
Des palettes, des sommiers, en guise de barricade devant l’entrée de l’université Perpignan Via Domitia (UPVD), dans le quartier du Moulin à vent de la cité catalane (Pyrénées-Orientales).
Dès 5 heures du matin, ce mardi 3 novembre 2026, une quinzaine d’étudiants mobilisés ont bloqué l’entrée principale du campus, tout en filtrant les piétions. Hier, les cours avaient pourtant bien repris.
Mais lors d’une assemblée générale, les manifestants qui souhaitent poursuivre la mobilisation ont décidé de mener de nouvelles actions au cours d’une « journée noire », ce mardi. Sur le campus principal, un barrage filtrant a tout de même été mis en place.
Le campus Mailly, situé en centre-ville, lui, n’est pas bloqué.
En prévision de futures perturbations possibles, le président de l’UPVD a annoncé, dès lundi soir, des mesures à compter de ce mardi et jusqu’à samedi 7 novembre inclus. « Selon nos informations, les appels au blocage de l’université courent encore et la perturbation des enseignements par les manifestants ne peut être exclue pour cette semaine », écrit le président de l’UPVD, Yvan Auguet, aux etudiant.es dans un courrier publié sur le site de l’université.
- « Si les enseignements venaient à être empêchés par l’obstruction partielle ou filtrante de nos entrées par des manifestants, le dispositif suivant serait activé. « La présence » obligatoire des étudiants pour certaines activités pédagogiques (travaux dirigés et travaux pratiques notamment) ne pourrait faire l’objet d’aucune sanction, administrative et/ou pédagogique, en cas d’absence ».
- « Si les enseignements venaient à être empêchés par l’obstruction totale et non filtrante de nos entrées par des manifestants, le dispositif décrit ci-dessus pour la (les) journée(s) nationale(s) d’action du 5 novembre sera automatiquement activé », détaille encore le président de l’université.
L’université précise que « ces mesures n’ont vocation à s’appliquer que sur les campus où nos activités seraient de manière avérée perturbées par les manifestants ». Elle recommande aux étudiants « d’éviter toute interaction inappropriée avec celles et ceux qui bloqueraient les accès » et de « privilégier les entrées périphériques » des campus et des bâtiments qui ne seraient pas bloquées.
Cependant, l’université annonce que les deux campus seront bel et bien fermés ce jeudi 5 novembre, jour de grève générale nationale.
Des enseignements à distance pourront, dans la mesure du possible, être organisés pour les cours magistraux qui devaient être dispensés. Ce dispositif pourrait être donc reconduit en cas de perturbation, les autres jours de la semaine.
À Montpellier, plusieurs campus de l’université sont bloqués, ce mardi, dont Paul-Valéry 1 et 2, Fac d’éducation et fac des Sciences, selon l’Union étudiante.
L’organisation étudiante qualifie la mobilisation actuelle de « bon échauffement » avec la « grève nationale » jeudi.
Écrit avec Marc Tamon.

