A Perpignan, des centaines de personnes toutes les générations confondues, ont manifesté dans le calme, à l’appel de la CGT dans la matinée de ce samedi 31 octobre. Ce rassemblement contre la vie chère, mais aussi pour la démocratie, s’est déroulé sans heurts, dans une ambiance festive.
Les manifestants se sont retrouvés place de la Catalogne vers 10 heures ce samedi matin, dans la capitale des Pyrénées-Orientales, avant de se mettre en mouvement sur quelques centaines de mètres.
Ils ont ensuite bloqué un rond-point à la Porte d’Espagne, soutenus par de nombreux coups de klaxons des automobilistes.
La CGT ayant déposé une demande en préfecture, ce rassemblement a été autorisé. Des jeunes, des syndicalistes et des retraités y ont participé dans une ambiance très bon enfant, selon notre équipe de France 3 pays Catalan qui se trouve sur place.
Le cortège des manifestants défile das le calme, ce samedi 31 octobre 2026, à Perpignan. • © FTV
Parmi les multiples revendications des manifestants, le refus de la vie chère, le rejet du racisme, le soutien au mouvement des lycéens, mais aussi la lutte de faveur de la démocratie :
« Moi, je suis là pour manifester et la liberté d’expression, on peut se mobiliser pacifiquement ! » affirme une dame retraite qui vient défiler pour la deuxième fois.
Plus loin, dans le cortège une jeune fille avec un chapeau de sorcière, exprime son soutien en faveur des lycéens et des étudiants qui se battent pour de meilleures conditions d’études, mais elle veut dénoncer aussi, de manière générale, « tout ce qui ne va pas bien en France, comme l’absence de budget pour l’environnement, la culture ou encore l’agriculture ».
On est là aussi pour montrer que malgré toutes les violences policières sur les manifestations, malgré cette peur qu’on nous inflige, on vient quand même et on ne va pas se laisser abattre.
Une jeune manifestante à Perpignan
Une des pancartes dans la manifestation contre la vie chère, le racisme et la montée de l’extrême droite, à Perpignan. (31.10.2026) • © FTV
Pour nombre de ces manifestants il s’agit de continuer à mettre la pression sur le gouvernement, avant la grande mobilisation du 5 novembre prochain.
Un appel à la grève générale a été lancé par une large intersyndicale (CGT, CFDT, Force Ouvrière, l’UNSA, la FSU et Solidaires).
Tous les salariés du privé et du public, les retraités et la jeunesse sont invités à se mobiliser contre la politique d’austérité, la hausse du coût de la vie et pour défendre les services publics et de l’emploi.
Néanmoins, pour les autorités, ce samedi 31 octobre est considéré comme « une journée à haut risque ».
La préfecture craint de nouveaux débordements dans le centre-ville de Perpignan, où sept commerces avaient été pillés, lors de la manifestation du 17 octobre dernier.
Quatre mesures de sécurité ont donc été prises :
- Interdiction des rassemblements, manifestations et cortèges dans le périmètre du centre-ville de Perpignan délimité par l’arrêté préfectoral, du 30 octobre au 1er novembre 2026 inclus ;
- Couvre-feu des mineurs de moins de 18 ans dans le périmètre de Perpignan défini par arrêté préfectoral, du 31 octobre à 20h au 1er novembre à 6h, sauf s’ils sont accompagnés de leurs représentants légaux et en cas d’urgence médicale ;
- Interdiction de la vente, de la cession, de l’utilisation, du port et du transport d’artifices, d’articles pyrotechniques et de bidons de carburant dans tout le département, jusqu’au jeudi 5 novembre à 8h ;
- Interdiction du port et du transport sans motif légitime d’armes et d’objets pouvant constituer une arme dans le centre-ville de Perpignan, à l’intérieur du périmètre délimité par arrêté, le samedi 31 octobre.
Plus de 200 membres des forces de l’ordre sont mobilisés ce samedi, à Perpignan.
Une compagnie de CRS a également été déployée dans la capitale catalane.
