Ce samedi 24 octobre, l’acte II de la mobilisation « contre la vie chère » se prépare. Le tribunal administratif de Montpellier vient de rejeter le recours visant à annuler l’interdiction de manifester. De fait, toute manifestation dans la ville est interdite.
Acte II des Gilets jaunes, ce samedi 24 octobre. À Montpellier, toute manifestation est interdite. Malgré tout, un cortège d’étudiants est prévu à 13 h, au départ de la faculté des Sciences et en direction du centre-ville. À Béziers, la manifestation est autorisée. Elles commencent à 10 h 30, depuis la Bourse du travail.
- 15 h : près de 4000 personnes se sont rassemblées selon la préfecture. Le cortège a rejoint le Corum. Un hélicoptère de la gendarmerie fait des rondes autour de l’écusson et de la place de la Comédie. Pour l’instant, aucune violence n’est à signaler.
- 13 h 45 : Plusieurs centaines de personnes composent désormais le cortège, qui s’est mis en route vers le stade Philippidès. Une cinquantaine de CRS y sont positionnés.
- 13 h : Plus d’une centaine de personnes sont rassemblées devant la faculté des sciences de Montpellier. Le cortège grossit petit à petit. Des hélicoptères des forces de l’ordre ont été aperçus dans le ciel.
En France, 70 000 policiers et gendarmes sont déployés aujourd’hui, c’est 10 000 de plus que la semaine dernière. À Montpellier, les rassemblements sont interdits sur une large partie du centre-ville, notamment autour de l’Écusson et de la gare. Actuellement, le centre-ville est calme. Trois camions de CRS ont été positionnés au début de la rue de la Loge, près de la Place de la Comédie.
- 10 h 30 : Le tribunal administratif de Montpellier a rendu son arrêt : le recours déposé par le syndicat FO-ESR est rejeté, ce qui valide l’arrêté préfectoral décrété ce jeudi 22 octobre. La manifestation est donc interdite à Montpellier. « Nous regrettons le choix de la préfecture« , communique le syndicat. « Privés de tout cadre légal, la jeunesse et les salariés n’auront que la possibilité de participer à des appels non déclarés et s’exposent à un risque de répression. » La Ligue des droits de l’homme de l’Hérault a saisi le Conseil d’État. La LDH 34 rapporte que la plus haute juridiction administrative en France peut « choisir de statuer » avant 14 h. La Ligue des droits de l’Homme « attend du Conseil d’État une audience et le maintien de la liberté de manifestation. »
Ce samedi 24 octobre au matin, les manifestants étaient dans le flou. Jeudi, la préfecture de l’Hérault a annoncé l’interdiction de la manifestation déclarée par le syndicat FO-ESR. Un recours a été déposé devant le tribunal administratif de Montpellier pour casser cet arrêté. L’audience s’est tenue hier à partir de 15 h 30, dans une ambiance « assez tendue » selon le syndicat. Le jugement devait être rendu dans la soirée, mais a finalement été communqué vers 10 h 30. « Nous sommes étonnés de ce fait, qui aura pour conséquence de nous laisser peu de temps en cas de victoire au tribunal administratif pour organiser la manifestation » déclare le syndicat FO-ESR.
La préfecture de l’Hérault a mis en place un couvre-feu pour les mineurs non-accompagnés dans les centres-villes de Montpellier et Béziers, le vendredi 23 octobre à partir de 22 h et le samedi 24 octobre de 20 h à 6 h du matin le lendemain. De plus, à Montpellier, aucun tramway ni bus de ville ne circulera durant toute la journée. Seules les lignes de bus qui relient les communes alentour à Montpellier continuent de rouler. À noter qu’une navette est prévue pour se rendre à la gare Montpellier Sud de France, au départ de la station Place de l’Europe dans le quartier Antigone, entre 5h et 23h.
Samedi 17 octobre, 55 commerces ont été dégradés, dont 15 ont été pillés à Montpellier. La CCI de l’Hérault a fait ses comptes et annonce quatre millions d’euros de dégâts pour les commerçants impactés.
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