Au lendemain des accusations portées par des enseignants du lycée Jean-Moulin de Béziers, Chantal Mauchet, la préfète de l’Hérault, apporte ce mercredi son soutien aux forces de l’ordre : « Nous avons saisi des projectiles, nous avons eu des jets de mortiers donc c’est des engagements très violents. »
La préfète de l’Hérault a réagi ce mercredi sur ICI Hérault après les violences des CRS dénoncées par de nombreux enseignants du lycée Jean-Moulin de Béziers. Ces derniers pointent du doigt les comportements des fortes de l’ordre lundi : pancartes lycéennes subtilisées, fouilles violentes, attouchements sur deux jeunes filles qui sont allées se plaindre au proviseur d’établissement (aucun signalement n’a été réalisé par ce dernier, précise le rectorat), insultes et coups « non justifiés ». Les enseignants évoquent « une provocation des CRS ».
« Je fais toute confiance aux policiers qui sont impliqués depuis plusieurs jours sur ces manifestations, a dit Chantal Mauchet. Ils sont professionnels, ils ont des consignes. Nous travaillons chaque jour sur le dispositif à mettre en place et ils font attention avec proportionnalités, comme la dit le ministre à plusieurs reprises devant l’Assemblée nationale » mardi, a-t-elle ajouté..
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« S’il y a des incidents comme ceux que vous me signalez, il faut qu’il y ait une enquête »
« Les policiers interviennent dans des conditions très difficiles depuis plusieurs jours avec des mouvements sporadiques qui ne sont pas déclarés, imprévisibles, avec des individus qui sont particulièrement hostiles. Nous avons saisi des projectiles. Nous avons eu des jets de mortiers donc c’est des engagements très violents. »
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Lundi, de nombreux dégâts ont été enregistrés : des poubelles incendiées, des abribus détruits. Une quinzaine de jeunes a été interpellée. Certains d’entre eux ont été déférés au parquet. Deux policiers ont été blessés suite aux jets de pierres envoyés par des manifestants dont le visage était masqué.
Depuis le 1er octobre dernier, 26 personnes ont été interpellées à Béziers et placées en garde à vue, précise ce mardi 6 octobre le parquet de Béziers dans un communiqué et 15% d’entres elles sont majeures, toutes les autres sont mineures. Le placement en garde à vue était justifié dans 20 cas, notamment pour des violences commises au préjudice de dépositaires de l’autorité publique.
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