La victoire du Castres olympique sur le Rugby club toulonnais (29-27) a été entachée d’une erreur d’arbitrage sur l’essai d’Adam Vargas à la quarantième minute. L’arbitre central du match Tual Trainini s’est expliqué sur les raisons de ce couac.
C’est une décision qui a fait parler samedi dans le Var – et même au-delà – du début de journée et jusque dans la soirée. En déplacement à Castres pour la troisième journée de Top 14, le Rugby club toulonnais a vu son adversaire tarnais l’emporter 29-27 et notamment inscrire un essai qui aurait logiquement dû être refusé. Juste avant la pause, l’ailier du CO Adam Vargas a aplati en coin… après avoir mis la pointe de son pied sur la ligne de touche, devant les yeux de l’arbitre de touche. Si l’erreur est évidemment humaine et que les arbitres ont bien sûr le droit de ne pas tout voir, rien n’est en revanche signalé par l’arbitre vidéo, normalement soutenu par ses outils technologiques, alors que la sortie de l’aire de jeu semble manifeste. Mais alors qu’a-t-il bien pu se passer ?
À l’issue de la rencontre, l’arbitre central du jour Tual Trainini est venu s’expliquer au micro de Canal+ sur les raisons de ce loupé : « On a une image claire que le ballon est aplati dans l’en-but et donc dans ce cas-là notre process est très simple, c’est qu’on accorde l’essai. Si personne n’a de doute sur le terrain, on laisse l’arbitre vidéo faire son travail. Et en fait, au moment où le premier ralenti repasse et commence à dérouler, il y a tout le système VOGO (du nom de la société qui fournit le système vidéo) qui est tombé en panne. Pour mon arbitre vidéo, c’est la première fois que cela lui arrive, il est face à un écran figé, il est incapable de vérifier si le ballon est bien aplati ou pas, si le joueur est en touche ou pas. Moi je suis dans l’attente, je n’ai pas l’information, le joueur transforme et je siffle la mi-temps. Je suis le protocole que l’on nous a donné. C’est en rentrant au vestiaire ensuite qu’on apprend que le système est tombé en carafe (sic). Pour nous c’est terrible parce que quand on découvre ça, il faut qu’on reste concentré, il faut qu’on se remobilise. »
Une défaite de deux points pour le RCT
Une décision erronée qui a donc eu un impact sur la rencontre puisque le RCT – qui avait la balle de match avec un drop de Tomas Albornoz en fin de match – s’est incliné de deux points seulement. Les Varois présents en conférence de presse au sortir de la rencontre ont réagi à ce fait de jeu. « Je n’ai pas envie de m’étaler. Il y a des faits. Il y aura sûrement des personnes plus compétentes que moi pour en parler. Moi, je sais ce que j’ai vu. Selon moi, il y a trois faits de jeu qui peuvent être discutés sur le match. C’est comme ça. […] Les images, tout le monde les a vues » a lâché le demi de mêlée Baptiste Serin. Le directeur du rugby Pierre Mignoni a abondé : « Les images sont là et doivent être là, comme c’est promis, sur tous les matchs. Si elles ne sont pas là, c’est qu’il y a un problème. Mais elles parlent d’elles-mêmes donc je ne vais pas parler. Mais je ne vais pas faire un aveu de faiblesse non plus. »
Le président du Rugby club toulonnais Bernard Lemaître a lui aussi pris la parole dans nos colonnes hier immédiatement après la rencontre, avant que M. Trainini ne s’explique : « Pas une réaction particulière sauf ceci : quand l’arbitre principal ne doute jamais, qu’il ne s’appuie pas sur ses arbitres de touche et que la vidéo ne fonctionne pas… Eh bien, on sort du professionnalisme pour revenir à l’amateurisme des années 70-80. » Une chose est certaine : Toulon a enchaîné une troisième défaite en autant de rencontres et se positionne à la treizième place juste devant Vannes, dernier après sa défaite contre Toulouse à Rennes. Le calendrier est fait ainsi que Bretons et Méditerranéens se feront face la semaine prochaine à Mayol.
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