« Fermer les squats pour évacuer les punks à chiens » : c’est la promesse de Christophe Barthès, le maire Rassemblement national de Carcassonne dans l’Aude, depuis son élection en mars dernier. Mercredi 9 septembre 2026, un mur érigé dans un immeuble inoccupé du centre-ville a discrètement été détruit le lendemain par les employés municipaux.
Arrosage de syndicalistes, fermeture de squats pour « évacuer les punks à chiens »… Depuis son élection en mars dernier Christophe Barthès, le maire RN de Carcassonne multiplie les coups de gueule et les coups de communication sur les réseaux sociaux.
« Un squat fermé de plus, le 8e depuis son élection, une belle victoire pour la tranquillité de notre centre-ville », se satisfaisait-il photos à l’appui, il y a trois jours sur sa page Facebook.
Satisfaction de courte durée selon nos confrères de l’Indépendant. À cause d’une erreur sur l’adresse, l’appartement muré par les services municipaux n’était pas le bon. Le mur a été démoli en toute discrétion le 9 septembre 2026 dans la soirée par les employés municipaux.
Contacté, Christophe Barthès réplique que le squat n’a pas été fermé par erreur. « C’était vraiment un squat, le propriétaire nous a demandé de le rouvrir pour pourvoir le mettre en vente et que les éventuels acheteurs puissent le visiter », précise Maxime Bot, son directeur de cabinet.
Squat ou pas, l’information suscite des réactions amusées sur les réseaux sociaux : « Et si ça a été rouvert en urgence, la nuit, c’était pour les premières visites ? », tente un internaute. « Il s’est encore trompé d’adresse, sacré Barthès toujours là pour nous faire rire », ironise une autre. Il met l’ambiance à Carcassonne, il vient d’inventer la porte en parpaing mais ça marche pas.
Mais après chaque visite, devra t’on re-murer ? Si c’est le cas, peut on bénéficier d’une truelle proposée gracieusement en mairie ?
Internaute
Demander aux propriétaires s’ils veulent vendre avant de murer serait plus judicieux et permettrait d’économiser », conclut plus sérieusement une internaute.
Selon les journalistes de l’Indépendant, le propriétaire du bien concerné aurait « halluciné » en apprenant qu’on avait muré son immeuble. Un mur détruit depuis.
