Cinq individus ont été condamnés, lundi, à des peines allant jusqu’à six ans de prison ferme, après le démantèlement d’un réseau de trafic de stupéfiants piloté depuis le centre pénitentiaire de Béziers, indique ce vendredi le procureur de la République, dans un communiqué.
L’enquête, menée par les gendarmes de la brigade de recherches de Lodève, a démarré en janvier 2026 et débouché sur le démantèlement de ce réseau structuré piloté depuis le centre pénitentiaire de Béziers.
Un homme âgé de 25 ans pilotait le réseau depuis sa cellule où il était incarcéré, déjà, pour trafic de stupéfiants. Il continuait de gérer le trafic de drogue « à l’aide de moyens de communication sécurisés« , détaille ce vendredi Arnaud Faugère, le procureur de la République de Béziers, dans un communiqué. Le détenu supervisait ses fournisseurs établis notamment à Toulouse et Malaga, en Espagne, assurait la gestion comptable du trafic et coordonnait les livraisons de cannabis, de cocaïne, de kétamine et d’ecstasy sur un territoire qui s’étendait, au-delà de l’agglomération biterroise, jusqu’à Mende en Lozère.
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Des complices à l’extérieur de la prison
L’enquête a également mis en évidence le rôle de sa compagne ainsi que d’un complice, en charge, notamment, de la gestion des livreurs. Les investigations ont démontré également la responsabilité d’un autre mis en cause domicilié à Argeliers, dans l’Aude, qui procédait au « curage » du cannabis à l’aide d’une machine. Les perquisitions ont permis la saisie de plusieurs kilos de résine et d’herbe de cannabis, de la cocaïne et des drogues de synthèse, ainsi que de l’argent et d’un véhicule.
Cinq protagonistes de ce trafic ont été placés en garde à vue dans cette affaire, dont deux d’entre eux ont placés, en juillet, en détention provisoire dans l’attente de leur jugement, qui a eu ce lundi 7 septembre. Le tribunal correctionnel de Béziers a condamné les cinq membres du réseau à des peines allant jusqu’à six ans de prison ferme, pour le principal organisateur, assortis d’une interdiction de séjour à Béziers pendant cinq ans. Sa compagne a été condamnée à trois ans d’emprisonnement, dont la moitié assortie d’un sursis probatoire.
Tous ont été condamnés à des peines d’amende allant de 2.500 à 10.000 euros. Le tribunal a en outre ordonné la confiscation des biens saisis, dont le véhicule.
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