Depuis le 19 août, à la suite d’une cyberattaque, l’ensemble des services informatiques de l’académie de Toulouse sont bloqués. Aucune communication n’est possible entre les parents d’élèves et les enseignants.
Retour au papier et au crayon. Messagerie désactivée, applications inaccessibles, emplois du temps difficiles à finaliser : à une semaine de la rentrée, les conséquences de la cyberattaque visant l’Éducation nationale le 31 juillet sèment le chaos dans l’académie de Toulouse.
C’est un verrouillage qui tombe au pire moment. À une semaine de la rentrée, tous les systèmes informatiques de l’académie de Toulouse ont été verrouillés. Conséquence directe de l’attaque informatique du 31 juillet qui a touché l’Éducation nationale et un « nombre important » d’agents. Mi-août, des pirates informatiques ont par ailleurs revendiqué la détention de données personnelles concernant plusieurs dizaines de milliers d’enseignants et d’élèves.
#Communiqué | Incident de sécurité affectant des données détenues par le ministère de l’Éducation nationale.
Le 31 juillet 2026, le ministère de l’Éducation nationale a rendu publique l’intrusion frauduleuse dont il a été victime dans la nuit du 25 juillet et l’exfiltration de… pic.twitter.com/b3p1u94Y3G— Ministère Éducation nationale (@education_gouv) August 18, 2026
« Il faut balayer l’ensemble des personnels pour voir si telle ou telle adresse n’est pas compromise. C’est un travail très fastidieux qui aujourd’hui compromet considérablement la reprise la plus sereine possible des personnes de direction« , a précisé François Resnais, secrétaire national du SNPDEN-UNSA, principal syndicat des chefs d’établissement à l’AFP.
L’académie de Toulouse semble être la plus touchée avec celle de Nantes. Dans ces régions, l’ensemble des services informatiques ont été verrouillés : messageries et applications de travail.
C’est l’ENT (l’environnement numérique de travail), qui a été entièrement verrouillé dans l’académie de Toulouse et donc l’accès à toutes les applications qui en dépendent. « La situation est chaotique« , se désole Pierre Priouret, Co-secrétaire général du SNES-FSU de Toulouse, » les personnels n’ont accès à aucune application, aucune messagerie et ne peuvent pas communiquer ni entre eux ni avec les parents d’élèves « .
Pour les personnels de l’éducation nationale, la situation entrave leur travail à quelques jours de la rentrée : » On fait des choses à la main, comme il y a 30 ans, témoigne Jennifer Pelissier Co-secrétaires de la FSU-SNUIPP 31, éditer une liste de classe, aujourd’hui ça va prendre un temps considérable, à un moment où on sollicite fortement ces outils« .
Certains personnels pourraient ne pas être payés, alerte également le syndicat et certains professeurs n’auraient toujours pas reçu leur affectation.
(1/2) Un incident de sécurité survenu le 19 août nous a conduits à prendre des mesures immédiates de protection et à suspendre l’accès aux systèmes d’information @actoulouse.
Les équipes du rectorat sont mobilisées pour s’assurer de la sécurité numérique et rétablir la situation. pic.twitter.com/Y6iaQildbp— Karim BENMILOUD (@BenmiloudKarim) August 24, 2026
Un arrêt net des services, suite à une cyberattaque. Pour le moment le rectorat n’est pas en capacité de communiquer sur une éventuelle reprise du service mais assure que : » Toutes les équipes du rectorat sont mobilisées pour s’assurer de la sécurité numérique, rétablir la situation dans les meilleurs délais et accompagner les équipes sur le terrain. Nous sommes collectivement engagés pour assurer, dans cette situation exceptionnelle, la continuité du service public et pour assurer la rentrée des élèves et des personnels dans les meilleures conditions « .
Mais selon le syndicat, cette attaque et le désordre généré sont, » la conséquence d’un sous-investissement chronique, tant au niveau de l’équipement que des moyens humains sur le terrain. Les personnels devaient déjà composer avec l’utilisation de logiciels vétustes et non fonctionnels, aujourd’hui c’est tout simplement les conditions de rentrée qui sont menacées « .
