À une semaine de la rentrée, Bison Futé voit rouge dans le sens des retours et les autoroutes du Sud connaissent leurs pics de fréquentation. Pour fluidifier le trafic sur l’A9, Vinci Autoroutes s’appuie sur des capteurs directement sous la chaussée. Reportage au centre de contrôle de Narbonne.
Les deux prochains week-ends s’annoncent particulièrement chargés sur les routes de la région. Alors que la fin de l’été se dessine et que les vacanciers prennent le chemin du retour, Bison Futé voit rouge ce vendredi dans notre région. Mais pour anticiper ces gigantesques flux de véhicules et éviter les points noirs sur l’A9, Vinci Autoroutes dispose d’un outil méconnu : des capteurs enfouis sous le bitume.
Au centre de contrôle de Narbonne, dans la salle de régulation, trois régulateurs se relaient 24h/24 pour surveiller pas moins de 400 kilomètres d’autoroute entre l’Aude, Gare, Hérault, Lozère et Pyrénée-Orientale à l’aide de 300 caméras. En liaison permanente avec les autorités et les patrouilleurs sur le terrain, ils gardent un œil constant sur la circulation.
Contenus de la page
Des capteurs installés le long de l’autoroute
En plus des retours caméras en temps réel, les équipes s’appuient sur ces capteurs installés le long de l’autoroute. « Intégrés dans l’enrobé, quand les véhicules passent dessus, en fait, ça compte le nombre de véhicules tout simplement qui passent et quand c’est noir (sur l’écran), c’est qu’on est vraiment sur du bouchon« , explique Wilfried, l’un des régulateurs.
Toutes les six minutes, le système délivre une analyse précise du trafic. Et le seuil critique est bien identifié, dans ces moments-là, les équipes doivent agir vite pour réguler le flux. Alors sur une trois voies comme l’A9, au-delà de 3.600 voitures par heure, les équipes doivent ralentir la vitesse, explique Maude Bonnelle, assistante au PC sécurité.
« On va retarder la formation de cette congestion, c’est-à-dire qu’on va commencer à diminuer à la vitesse, dès lors, on va être en régulation de vitesse et on va passer à 110. On peut même descendre jusqu’à du 90, tout ça écharter avec des arrêtés préfectoraux, ça permet de repousser la congestion, mais pour autant ça ne l’enlèvera pas, puisque si j’ai 5.000 véhicules/heure qui vont passer, je sais que ça va congestionner, c’est sûr et certain. »
Si le concept existe depuis plusieurs années, il montre parfois ses limites face à la densité du trafic estival. Le suivi humain reste donc essentiel, particulièrement cette année où l’A9 a une nouvelle fois enregistré une fréquentation record.
Le trafic sur l’A9 en chiffres
Chaque année en Languedoc-Roussillon, la surveillance et l’assistance sur le réseau autoroutier représentent un défi permanent :
- 2.000 accidents recensés ;
- 40.000 dépannages effectués ;
- 50.000 interventions de patrouilleurs.
.
