Les quatre jeunes identifiés avec un T-shirt au slogan sexiste lors de la fête votive de Gallician, à Vauvert, dans le Gard, sont convoqués en octobre devant le délégué du procureur. Ils devront verser une contribution citoyenne à une association de défense des droits des femmes.
Suite à l’enquête ouverte par la procureure de la République de Nîmes, quatre hommes vont être convoqués devant le délégué du procureur en octobre prochain, pour une mesure de contribution citoyenne.
Il s’agit des quatre jeunes photographiés lors de la fête votive de Gallician, à Vauvert (Gard) avec un T-shirt orange arborant le slogan sexiste « une femme c’est un peu comme une prise jack, si tu l’enfonces correctement t’as le son qui va avec« .
Rapidement identifiés par la gendarmerie, les quatre hommes ont reconnu les faits. Ils encouraient jusqu’à un an d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende pour injures publiques en raison du sexe.
La procureure a préféré à ces sanctions une mesure alternative aux poursuites, dont le principe est le versement d’une somme à une association, en lieu et place du paiement d’une amende. « Le parquet a souhaité que l’association bénéficiaire de cette contribution soit une association dans l’objet est la défense du droit des femmes« , est-il précisé dans un communiqué.
L’enquête avait été ouverte après la publication d’une photo de ces quatre jeunes du Cailar sur les réseaux sociaux par le collectif Printemps de l’Éductation contre les discriminations et le racisme.
Face à la menace de sanctions judiciaires, l’Association de la jeunesse cailarenne s’était indignée dans un communiqué publié jeudi 30 juillet : « L’AJC déplore qu’en 2026, il soit plus facile de faire condamner une bande de jeunes pour une blague sur un T-shirt que de faire reculer les véritables fléaux qui touchent notre société« .
La photo du T-shirt avait suscité de nombreuses réactions, allant des commentaires d’indignation face à une banalisation des violences sexistes, à la défense d’un humour certes potache, mais jugé inoffensif.
Le collectif à l’origine de sa publication avait tenu à souligner qu’en France, une femme sur deux a déjà été victime de violences sexuelles. En 2025, le ministère de l’Intérieur a enregistré 3 900 infractions pour outrage sexiste et sexuel, soit une hausse de 17% en un an.
