Huit foyers de fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 (FCO-3) ont été confirmés dans les Hautes-Pyrénées jeudi 16 juillet 2026. Alors que la maladie progresse dans plusieurs départements voisins, les autorités appellent les éleveurs à vacciner leurs troupeaux et à renforcer les mesures de prévention.
Inquiétude dans les Hautes-Pyrénées. Vendredi 17 juillet, la chambre d’agriculture du département a indiqué que huit foyers de fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 (FCO-3) avaient été confirmés : sept foyers ovins ainsi qu’un foyer bovin.
Depuis le 1er juillet, on compte au total 25 suspicions, confirmées ou non, dans les Hautes-Pyrénées. La maladie est également présente dans les départements voisins. Au 16 juillet 2026, six foyers ont été déclarés dans le Tarn, et cinq dans l’Aveyron, tandis qu’en Ariège, trois cas ont été confirmés par les services vétérinaires. Dans les Pyrénées-Atlantiques, une soixantaine de suspicions ont également été signalées. À l’échelle nationale, le ministère de l’agriculture indique que 97 foyers de FCO-3 ont été recensés depuis le 1er juin 2026.
Nombre de foyers de fièvre catarrhale ovine de sérotype 3 (FCO-3) déclarés par département au 16 juillet 2026. • © Ministère de l’agriculture
Cette maladie virale touche uniquement les ruminants domestiques (bovins, ovins, caprins) et sauvages (cervidés), est transmise principalement par des insectes piqueurs appelés culicoïdes, mais elle peut également se transmettre de la mère au fœtus pendant la gestation.
Quelques mois après la crise liée à la dermatose nodulaire contagieuse, la vigilance et l’inquiétude sont de mise. « Face à une situation qui évolue rapidement, il est essentiel de rester attentifs aux signes cliniques et de mettre en œuvre sans attendre les mesures de prévention recommandées« , précise la chambre d’agriculture des Hautes-Pyrénées.
À ce stade, aucune mesure de lutte obligatoire n’a été instaurée contre la maladie, mais les services de l’État recommandent de vacciner dès que possible les troupeaux ovins, limiter l’exposition aux culicoïdes, les moucherons vecteurs de la maladie, isoler les animaux présentant des symptômes et enfin maintenir un bon état sanitaire et nutritionnel du troupeau.
La fièvre catarrhale ovine est présente en France depuis plusieurs années sous la forme de trois sérotypes : le sérotype 8 (FCO-8) depuis 2015, le sérotype 4 (FCO-4) depuis 2017 et le sérotype 3 (FCO-3), apparu le 5 août 2024 dans le Nord, en provenance des Pays-Bas. Cependant, le sérotype 4 n’a plus été détecté en France métropolitaine depuis 2018. Seuls 10 foyers avaient été recensés en Corse entre juin 2024 et mai 2025.
En 2024, la France avait été marquée par une forte diffusion du sérotype 8 : plus de 15 000 foyers ovins et bovins avaient été recensés sur l’année. En 2025, l’État avait lancé une campagne de vaccination, notamment protéger le cheptel ovin, le plus touché par une surmortalité. Conséquence : seuls 3 342 foyers de FCO-8 ont été recensés sur la période juin 2025-juin 2026 contre 17 038 entre août 2024 et juin 2025. Aucun foyer n’a d’ailleurs été recensé depuis le 1er juin 2026.
Mais désormais, c’est le sérotype 3 qui inquiète. Entre son apparition en août 2024 et juin 2025, 10 813 foyers avaient été détectés. Une diffusion qui diminue peu : 7 606 foyers ont été détectés entre juin 2025 et juin 2026, et 97 ont déjà été détectés depuis le 1er juin 2026.
