Le procureur de la République de Narbonne a apporté quelques précisions sur l’agression mortelle de Louis, un jeune de 17 ans, retrouvé mort il y a une semaine sur un chantier de la ville de l’Aude.
C’est une affaire qui provoque une certaine émotion à Narbonne : la mort du jeune Louis, 17 ans, violemment passé à tabac par plusieurs jeunes vendredi dernier sur un chantier. Une agression filmée et diffusée sur les réseaux sociaux. L’adolescent avait été retrouvé le lendemain par un ouvrier de ce chantier et il a succombé à ses blessures quelques jours plus tard.
Cinq jeunes, âgés de 17 à 19 ans, ont été depuis mis en examen pour tentative d’assassinat. Ils ont été interpellés avant le décès de Louis. Des faits qui pourront donc être requalifiés en fonction de la progression de l’enquête. Le mobile reste toujours inconnu pour l’instant
Contenus de la page
Plusieurs plaintes pour des faits de violence
Louis, la victime, était a priori un garçon sans histoire. En accord avec ses parents, il était placé sous la protection de l’aide sociale à l’enfance. Trois de ses agresseurs présumés étaient aussi connus de ce service, mais n’étaient pas placés dans la même structure.
Louis était arrivé depuis peu dans le département de l’Aude. À deux reprises, selon les précisions apportées par le parquet de Narbonne, Louis avait signalé plusieurs faits de violence dont il avait déjà été victime avant son agression mortelle.
Une première plainte déposée le 11 mai auprès du commissariat de Narbonne, mais pour des faits mettant en cause d’autres jeunes sans lien avec les cinq mis en examen.
Puis une seconde plainte une semaine avant sa mort. Il était alors en fugue depuis deux jours et il s’était présenté dans une brigade de gendarmerie du Tarn pour y dénoncer d’autres violences subies quelques heures plus tôt. Les gendarmes l’ont alors incité à déposer plainte. Mais il n’a pas donné suite.
Aucun lien avec un motif racial
Le procureur de Narbonne a toutefois précisé dans un communiqué que l’agression est sans lien avec un motif d’ordre racial, contrairement à certaines infos circulant sur les réseaux sociaux.
Les casiers judiciaires des cinq jeunes mis en examen, identifiés grâce aux images de l’agression, sont quant à eux vierges de toute condamnation.
.
