Une centaine de gendarmes, incluant des militaires du GIGN, ont interpellé huit personnes, ce lundi 11 mai à Sérignan et à Béziers, pour démanteler un trafic de cocaïne et de cannabis. L’opération, lancée à 6 h après un an d’enquête, a permis la saisie de drogues et de matériel, sans découverte d’armes.
Ce lundi matin, 11 mai, un peu plus d’une centaine de gendarmes ont investi les rues du centre-ville de Sérignan. Objectif : démanteler un trafic de stupéfiants où du cannabis et de la cocaïne étaient vendus à des consommateurs. Les militaires, dispersés en plusieurs groupes, dont un à Béziers, ont interpellé huit personnes. Le fruit d’un travail d’enquête d’une longue année mené avec la plus grande discrétion et après des plaintes de riverains qui subissaient les affres des va-et-vient des consommateurs.
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Des militaires du GIGN, des mobiles et des enquêteurs
Ce lundi matin, il était impressionnant, le convoi de véhicules militaires du A-GIGN, deux escadrons des gendarmes mobiles et des enquêteurs de la compagnie de Béziers qui est entré dans Sérignan. Il faut dire que le centre-ville devait être bouclé très rapidement pour éviter toute fuite, et cela dès 6 h du matin.
Ce sont donc les commerçants les plus matinaux qui ont pu croiser les forces de l’ordre. En quelques instants, les interpellations étaient réalisées et les perquisitions pouvaient commencer. Elles auraient été positives et ont donné lieu à la saisie de produits divers et variés, mais aussi de matériel servant au trafic de stupéfiants. En revanche, aucune arme n’a été saisie par les militaires.
Le calme va revenir en centre-ville
Dans le cadre de ces arrestations, les mis en cause ont été placés en garde à vue, qui pourraient durer 96 heures, comme c’est le cas dans le cadre des trafics de stupéfiants. Par ailleurs, plusieurs dizaines de consommateurs seront aussi entendus par les gendarmes.
Ces derniers pourraient être une trentaine à s’expliquer devant les enquêteurs. « Depuis des mois, rapporte un témoin, non loin de la pharmacie du village, nous devons faire face, avec inquiétude, à ce trafic. C’est un soulagement de voir ça ce matin. Nous pensions que rien ne bougeait, tant les gendarmes ont été discrets. Ce soir, le calme va revenir dans le centre-ville et cela va faire énormément de bien. »
Le maire de Sérignan, Frédéric Lacas, qui a été mis dans la confidence, a tenu à féliciter l’ensemble des forces mobilisées ce lundi matin. Il était présent ce matin tout le long de l’opération des militaires. « Cette intervention patiemment préparée, en toute confidentialité, au-delà des buts judiciaires, vise à rétablir le calme et le bien-vivre, trop souvent entravés par les trafics en tout genre. Il est important de garder la tête froide dans ce type de dossier. Beaucoup avaient l’impression que ça n’avançait pas. Bien au contraire. La quiétude va pouvoir revenir dans les rues de la commune. C’est le plus important. »
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