Au bord de la relégation en Nationale, neuf points au-dessus de l’US Carcassonne, l’ASBH vient jouer sa survie en Pro D2 au stade Albert-Domec, ce vendredi soir à 19 h 30.
Un derby du Languedoc qui sent la poudre. Rassurez-vous, pas celle d’escampette, les acteurs qui fouleront la pelouse du stade Albert-Domec, vendredi soir (19 h 30), auront tous un objectif, survivre en combattant. L’AS Béziers Hérault (15e) se rend chez la lanterne rouge carcassonnaise (16e), un déplacement presque aussi court (90 kilomètres) que le nombre de points qui séparent les deux formations (9 points).
Le classement après 27 journées
De sa demi-finale perdue à Vannes en 2024 (27-21) à ce printemps 2026, Béziers a presque tout connu. Changement de propriétaire, limogeage de Pierre Caillet, nomination de Rory Teague au poste de manager puis mise à l’écart de ce dernier… sans parler du chamboulement dans l’effectif. Septièmes la saison passée, à quelques points de Montauban, sixième et futur champion de France de Pro D2, les Biterrois jouent, cette saison, le maintien.
« C’est vrai qu’on aurait aimé vivre une autre saison, mais on voit que tous les ans, il y a des surprises dans un sens comme dans l’autre, confiait l’ouvreur Charly Malié, en conférence de presse, la veille de la rencontre. Il y a deux ans, on ne nous attendait peut-être pas à ce niveau-là, on est parti à Vannes jusqu’en demi-finale, et je pense que si on va en finale, il n’y a rien à dire… Et quelques mois après, c’est un autre classement, c’est autre chose à jouer, mais ce sont des matchs très excitants. »
La pire équipe à la maison reçoit le cancre des matches à l’extérieur
Ce déplacement à Carcassonne, Malié et ses coéquipiers auraient pu (dû) l’aborder avec un peu plus de légèreté, en s’imposant face à Provence Rugby. Mais une passe mal assurée dans les 22 mètres adverses voyait une interception de Manuel Vareiro et un essai transformé assassin pour une défaite presque à la sirène (30-31).
« Dimanche, ça a été important qu’on revienne un peu sur le match qu’on a produit la semaine dernière. Il faut que ça nous serve de leçon aussi, ça doit nous permettre de grandir, d’autant plus que je suis convaincu qu’on va revivre des scénarios comme on l’a vécu là », analysait David Irazoqui, entraîneur principal de l’ASBH.
Ce vendredi, au stade Albert-Domec, la pire équipe à domicile reçoit la pire à l’extérieur (1 seul point pris) pour une rencontre qui s’annonce équilibrée, les Biterrois mettant un point d’honneur à ne pas sous-estimer leur adversaire.
« Ce match, je pense qu’ils l’ont coché depuis un moment… on est très content de les retrouver en Pro D2, à partir de 19 h 30, chacun va défendre son territoire, ajoutait l’ouvreur expérimenté de 34 ans. Ils font une saison où ils s’accrochent, chez eux, ils font tomber pas mal de grosses équipes, donc, ce n’est pas une équipe à prendre à la légère. Il ne faut surtout pas regarder le classement en se disant qu’ils sont derrière nous, et que ça va être facile, parce que, franchement, on se le disait depuis pas mal de temps, le match d’Aix-en-Provence serait plus simple à jouer que celui de Carcassonne. L’USC, c’est un sacré morceau chez elle, mais nous, on y va en mode commando, on a une institution à sauver, mais je pense que tout le monde en est conscient. »
Irazoqui et son staff ont étudié les forces de leur adversaire : « Ils sont résilients, tout le monde les annonçait mort mais ils sont encore en train de batailler, s’appuyant sur les fondamentaux et une belle conquête ».
Une défaite vendredi soir à Carcassonne, rapprocherait peut-être l’ASBH d’une place de barragiste et d’un access-match face au finaliste malheureux de Nationale. De là à supposer un derby Narbonne-Béziers pour enflammer le printemps… nous n’y sommes pas encore que cela pourrait aussi être Narbonne-Carcassonne.
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