La cour administrative d’appel de Toulouse a ordonné l’arrêt des éoliennes du parc d’Aumelas (Hérault) pendant quatre mois. EDF Renouvelables est mise en demeure de se mettre en conformité avec le droit de l’environnement.
Il y a un an, le tribunal correctionnel de Montpellier avait condamné EDF Renouvelables et neuf de ses filiales pour avoir causé la mort de 160 individus d’espèces protégées, une première en France. Amendes record, 2,5 millions d’euros, et arrêt des éoliennes du plateau d’Aumelas pendant quatre mois. L’entreprise annonçait en avril 2025 qu’elle allait faire appel.
Après cela, « le préfet de l’Hérault mettait (enfin) en demeure EDF Renouvelables de respecter la législation qui protège la faune menacée dans un délai d’un an » indique France Nature Environnement Occitanie-Méditerranée (FNE OCMED) dans un communiqué. À ce jour, selon l’association, « EDF Renouvelables ne s’est toujours pas conformée à cette mise en demeure ».
D’où la décision de la cour d’appel de Toulouse, le 16 avril, qui ordonne à EDF Renouvelables de cesser d’exploiter, à nouveau, les 31 éoliennes du parc, soit du 10 avril au 20 aout en journée. L’entreprise a six mois pour déposer un dossier de mise en conformité. En attendant qu’il soit examiné puis validé ou non, les éoliennes devront cesser de fonctionner, chaque année du 10 avril au 20 aout.
« C’est l’époque où les faucons crécerellettes et les buzzards cendrés, des oiseaux migrateurs, se retrouvent sous les éoliennes d’Aumelas » précise à ICI Hérault Olivier Gourbinot, coordinateur fédéral de FNE OCMED, et donc les pales en mouvement représentent un réel danger pour les oiseaux.
« Les acteurs industriels, aussi grands et puissants soient-ils, se pensent peut-être au-dessus des lois et des décisions de justice, mais c’est notre devoir de leur ramener les pieds sur terre : la loi s’impose à tous. FNE OCMED continuera à se battre pour le respect des lois environnementales » a, pour sa part, réagi Simon Popy, le président de l’association.
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