Le 30 mars 2026, une Aveyronnaise âgée de 54 ans, a été interpellée, mise en examen et écrouée. Elle est soupçonnée d’avoir noyé sa sœur dans un champ à Saint-Symphorien-de-Thénières en Aveyron, le 17 janvier dernier. Un « assassinat familial » pour l’avocat général de la cour d’appel de Montpellier selon nos confrères de Midi Libre.
Une femme s’est-elle suicidée ? Où a-t-elle tué sa sœur en Aveyron en janvier dernier ? L’avocat général de la cour d’appel de Montpellier a tranché. Le 30 mars dernier, il a mis en examen et placé en détention provisoire Monique, 54 ans, pour l’assassinat de sa sœur.
Elle aurait noyé sa sœur Marie-Thérèse, 64 ans, le 17 janvier dernier, dans un champ de Saint-Symphorien-de-Thénières, un village en Aveyron proche du Cantal. Aujourd’hui, elle clame son innocence et a demandé sa remise en liberté le mardi 14 avril devant la cour d’appel de Montpellier.
« Il s’agit d’un assassinat au sein de la cellule familiale d’une personne très dépendante, dans l’incapacité de pouvoir décider de son sort », a commenté l’avocat général de la cour d’appel de Montpellier, opposé à toute libération, lors de l’audience qui devait statuer sur le maintien en détention provisoire de la suspecte selon nos confrères de Midi Libre.
Le parquet s’oriente en effet vers un drame familial. Le 17 janvier dernier, un couple d’agriculteurs aveyronnais découvre le corps de la victime dans un champ inondé. C’est celui de Marie-Thérèse.
Or sur cette même parcelle, où la profondeur de l’eau n’excédait pas 30 centimètres, Monique, sa sœur, mettait sa tête sous l’eau, puis la ressortait, « par instinct de survie », selon les témoins, tout en criant : « Foutez-nous la paix, laissez-nous faire ce qu’on veut ! Elle m’a poussée dans l’eau, elle m’a poussée dans l’eau ! »
Sans parvenir à mettre fin à ses jours, elle aurait été prise en charge par les secours. Sa sœur, en revanche, était déjà décédée.
Selon Monique, la suspecte, sa sœur se serait suicidée car elle ne voulait plus vivre. Mais les enquêteurs et le parquet de Montpellier envisagent une autre version. La mise en cause aurait voulu mettre fin à ses jours et aurait entraîné sa sœur dans cette tentative de suicide qui n’a pas abouti pour elle.
Selon les enquêteurs, les deux femmes, qui vivaient ensemble avec leurs deux frères dans des conditions précaires, avaient des capacités intellectuelles limitées et des personnalités très différentes. La victime, Marie-Thérèse, présentait une fragilité mentale importante. Elle était effacée et calme, alors que sa sœur est décrite comme colérique et autoritaire.
« C’est un personnage fragile, qui peut changer de version d’une minute à l’autre mais une chose n’a pas changé dans tous ses récits : elle n’a pas donné la mort à sa sœur », a rétorqué son avocat, Me Amine Farraj.
Dans le box, à la barre, Monique a demandé sa remise en liberté. « Je ne suis pas dangereuse, je fais ce que je peux dans ma vie. Je suis beaucoup trop malheureuse, je pleure tous les jours, je veux revenir avec mes frères, je veux revenir chez moi », a-t-elle exprimé devant la justice.
La décision concernant sa demande de remise en liberté est attendue ce vendredi 17 avril.
