Jusqu’au 26 juillet prochain le Muséum de Toulouse présente une exposition consacrée à l’histoire de la domestication des animaux et des végétaux. Le temps d’une journée, les portes étaient ouvertes au chien. Une espèce aujourd’hui formée pour accompagner et faciliter la vie d’humains en situation de handicap.
Le chien est le premier animal à avoir été domestiqué par l’homme. Le loup gris semble être l’ancêtre sauvage commun de « multitudes de races de chiens que nous connaissons aujourd’hui du Chihuahua au Husky », indique le Muséum de Toulouse dans sa présentation de son exposition sur la domestication d’espèces animales et végétales au fil de l’évolution humaine.
Chiens de garde, chien de troupeau, l’animal est aussi dressé pour venir en aide aux personnes en situation de handicap. Certains étaient invités à venir déployer leurs talents dans l’enceinte du Muséum.
On connaît et reconnaît dans la rue les chiens guide d’aveugle. Laurence Berdot-Talmier, membre de l’association des chiens guide du grand sud ouest est venue avec Tilt. L’animal n’a que 4 ans, mais déjà ses compétences ont changé la vie de sa maîtresse non voyante. « C’est elle qui m’amène au passage piéton, qui m’aide à traverser, à me faire éviter les obstacles. Elle me facilite la vie et mes déplacements. Elle remplace mes yeux. »
Mais le chien peut aussi accompagner les personnes sourdes. Némo a 3 ans. Il est encore en formation mais peut déjà comprendre en partie la langue des signes. Cathy Bire est éducatrice canine pour l’association Chiens du Silence. Sans un mot elle interdit à Némo de se saisir d’un biscuit. Le chien obéit. Mais l’animal peut aussi intervenir dans différents domaines du quotidien. « Il va remplacer les oreilles comme le réveil du matin. Si un enfant pleure il peut venir réveiller les parents. Dans la rue, la personne ne voit pas et n’entend pas ce qui se passe dans son dos. Un vélo qui arrive, une voiture, une trottinette électrique. Le chien va mettre en sécurité la personne. »
Les jeunes chiens commencent leur vie par une période de sociabilisation en famille d’accueil puis sont ensuite formés, éduqués à des situations très précise.
Fleuriane Moutonnet, éducatrice canine pour l’association AMA, travaille avec Marley qui accompagne une personne souffrant de crises d’épilepsie. Le but est de le préparer à leur détection. « Il sait déjà apporter une gourde d’eau, ou une trousse de médicaments si le bénéficiaire en a besoin au moment des crises. Nous sommes aussi en train de lui apprendre à éteindre la lumière. C’est une demande précise du bénéficiaire quand il est en crise. »
Le chien peut aussi être un accompagnateur social, c’est le cas pour des personnes âgées isolées. Il fait aussi ses preuves dans l’accompagnement de handicaps invisibles comme l’autisme. Calme, obéissant, il permet souvent d’apaiser l’anxiété ou l’angoisse.
Propos recueillis par P.Félix et R.Foissac
