Un nourrisson, hospitalisé début février à Montpellier (Hérault) après avoir consommé un lait infantile concerné par un rappel, a été testé positif à la toxine céréulide. C’est une première en France.
C’est un élément nouveau dans le dossier des laits infantiles rappelés depuis décembre. Pour la première fois en France, la toxine céréulide a été détectée chez un nourrisson ayant consommé un produit retiré du marché. L’enfant, pris en charge début février à Montpellier, avait été hospitalisé après l’apparition de symptômes.
Le ministère de la Santé fait état, ce vendredi 27 février 2026, d’un « premier résultat d’analyse de selles positif à la toxine céréulide », tout en précisant que cela ne permet pas d’établir un lien de cause à effet.
Il ajoute que « ce résultat confirme que l’enfant concerné a été exposé à cette toxine », dont la présence « est susceptible d’expliquer les symptômes observés », sans pour autant trancher sur une éventuelle « imputabilité », laissée à l’appréciation des experts et des soignants.
C’est en Belgique que sont centralisées les analyses réalisées dans le cadre de ce dossier. La France, notamment, adresse au laboratoire belge de santé publique les échantillons prélevés chez les bébés français, faute de laboratoire habilité sur le territoire à détecter cette toxine aux seuils identifiés comme à risque.
L’affaire a débuté avec le rappel de nombreux lots par Nestlé, en raison d’une présence potentielle de céréulide. c’est une toxine qui peut provoquer des vomissements sévères chez les nouveau-nés.
En France, trois décès de nourrissons ayant consommé des laits concernés par ces rappels ont été signalés, ainsi qu’une dizaine d’hospitalisations. À ce stade, aucun lien n’a été établi par les autorités sanitaires.
Ce cas montpelliérain est donc une première confirmation d’exposition à la céréulide dans l’Hexagone.
