La cérémonie de la pose de la première pierre a eu lieu vendredi 28 mars, sur le site qui accueillera la cave, à l’entrée de Cers, derrière Intermarché.
« Enfin ! » C’est l’adverbe le plus utilisé, sur un ton de satisfaction, dans les discours des diverses personnalités (*) qui ont orchestré la cérémonie de pose de la première pierre de la future cave Alma Cersius, ce vendredi 28 mars. De très nombreux acteurs politiques, économiques et du secteur viticole du Biterrois s’étaient réunis sur le site qui accueillera l’édifice, situé derrière Intermarché, à l’entrée de Cers. Le premier coup de pelle, ou plutôt de tractopelle, sera donné lundi 31 mars pour une livraison en 2026.
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Sept ans de bataille
Il aura donc fallu sept ans pour que viticulteurs du groupe Alma Cersius (Cers, Villeneuve-lès-Béziers, Portiragnes, Hérépian et Puimisson), élus et acteurs du territoire puissent enfin souffler. Tous les textes prononcés lors de l’inauguration n’ont pas manqué de mettre en lumière les difficultés auxquelles ont été confrontés les administrateurs d’Alma Cersius dans ce projet commencé en 2018. Qu’a résumé le sous-préfet, Jacques Lucbereilh.
« C’est le plus gros dossier qui m’a sauté à la gorge quand je suis arrivé, en septembre 2023. Un projet proche de la mort clinique que nous avons désensablé. » Et de préciser les deux gros sujets qui ont été résolus.
Tout d’abord, des bâtiments devant répondre à la réglementation des ICPE (installations classées pour la protection de l’environnement), « un gros dossier de 600 pages déposé auprès de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP), a précisé le président de la cave Marc Robert, avec des contraintes nouvelles qui ne cessaient de se rajouter. Par chance, les aides des services du sous-préfet, ainsi que, entre autres, de la députée de l’époque Emmanuelle Ménard qui est intervenue auprès de la DDPP, du maire de Cers, Didier Bresson pour l’obtention du terrain, ont été très précieuses. »
Des zones pour contrer l’eau
Autre gros problème pour lequel la cave a dû batailler : « le plus compliqué » pour le sous-préfet, c’est le terrain qui est en zone inondable. Là encore, les services de l’État ont trouvé la solution technique en construisant des aménagements hydrauliques, (comme des bassins de rétention, des noues (fossés végétalisés) tout au long de la route et des toits terrasses) afin de retenir et ainsi sécuriser la zone. Le permis a ainsi été validé.
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