L’Etat, la Caf et le Département lancent un observatoire des violences faites aux femmes dans l’Hérault

L’Etat, le Département de l’Hérault et la Caf lancent l’Observatoire départemental des violences faites aux femmes. Le groupe de travail réunit 20 femmes victimes ou anciennes victimes de violences conjugales, 20 travailleurs sociaux et 5 chercheurs en sciences sociales de l’université Paul Valéry à Montpellier.

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Le but est de collecter des données pour comprendre les mécanismes de violence faites aux femmes et aux enfants dans les couples dans l’Hérault. Ensuite il faudra analyser ces données, en tirer des conclusions pour ajuster les solutions et actions à mener contre ces violences. Le budget alloué à cet observatoire des violences faites aux femmes est de 54 900 euros accordé à parts églaes par l’Etat, le Département de l’Hérault et la Caf de l’Hérault. 

Réunir victimes, travailleurs sociaux et chercheurs

Il existe 23 observatoires départementaux de ce type en France. La particularité de celui de l’Hérault est de mettre autour de la table les victimes de violences, les travailleurs sociaux et des chercheurs qui étudient ces questions. 

C’est une vraie force pour trouver des solutions concrètes assure Anne Fraïsse, directrice de l’université Paul Valéry à Montpellier. “Nos chercheurs ont déjà travaillé sur ces domaines là. Mais ils n’ont pas accès à tous les dossiers judiciaires. Les travailleurs sociaux ou les juges ont leurs dossiers au jour le jour. Mais ils n’ont pas obligatoirement une vision générale. Et les femmes qui ont été victimes de violences, elles connaissent leur cas.” 

La plus-value de ce comité c’est de tirer l’expérience les uns des autres développe Anne Fraïsse :  “Un chercheur qui travaille sur un dossier ne peut pas lui poser de questions. Alors que si on a des femmes qui ont été victimes de violences en face de nous, elles peuvent répondre à ces questions. Donc la recherche avance beaucoup plus vite.”

Des violences conjugales constatées par la justice 

Le but de l’observatoire départemental des violences faites aux femmes va être de comprendre les spécificités locales liées aux mécanismes de violence. D’ores et déjà, la justice constate que de nombreux procès concernent les violences conjugales. Avec des éléments récurrents : l’alcool et la drogue. 

C’est ce que remarque le procureur de la République de Béziers Raphaël Balland. “Ce n’est pas une cause en soi des violences conjugales, mais c’est sans doute un facteur déclenchant.” Il peut le quantifier grâce à une étude qu’il avait fait faire sur les jugements en lien avec les violences sur les années 2018-2019. Et le résultat, c’est que 86 % des auteurs de violence conjugale condamnés étaient sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants. 

Une convention a été signée ce lundi 25 novembre. © Radio FranceMorgane Guiomard

Le procureur de la République de Béziers ajoute : “On ne peut pas dire qu’on veut s’attaquer aux violences conjugales sans se poser la question du lien entre les addictions à ces produits là et le passage à l’acte. Mais ce n’est pas une réponse en cela suffisante. Dans l’étude qu’on a faite, on a regardé aussi d’autres critères. Comme savoir si c’était un couple depuis des années, les métiers exercés, l’âge etc.” 

Des questions que pourront approfondir les acteurs de l’observatoire. “Pour nous aider à avoir des réponses, la connaissance du phénomène. Bien juger, c’est bien comprendre” complète Raphaël Balland. 

Des dispositifs déjà en place 

Outre cet observatoire départemental, des dispositifs sont déjà en place pour lutter contre les violences sexistes dans l’Hérault.

Comme par exemple, des lieux d’écoute et d’orientation dédiés aux femmes victimes de violences à Montpellier et Sète. Deux structures d’hébergement d’urgence pour ces femmes à Montpellier et Béziers. Ou encore un centre d’accompagnement des auteurs de violence pour qu’ils ne recommencent pas, à Montpellier.

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