Robert Ménard à Tchortkiv, en Ukraine : « Ils ont besoin de nous », indique le maire de Béziers depuis un camp de réfugiés

Ce jeudi 5 mai, Robert Ménard a rejoint Tchortkiv, la ville ukrainienne jumelée à Béziers. Il a été touché par ce qu’il y a vu. 

« Ce jeudi, on célébrait la fête des mères. En entonnant des chants patriotiques, les enfants me disaient qu’ils ont une deuxième mère, l’Ukraine… » Débarqué mercredi, à Tchortkiv, la ville ukrainienne jumelée avec Béziers, Robert Ménard a visité plusieurs centres d’accueil de réfugiés.

Il tenait à rencontrer ceux à qui sa ville apporte son aide depuis des semaines. Et il admet que le choc a été terrible : « Il y a 3 000 réfugiés à Tchortkiv, note le maire, la voix ne cachant pas une vive émotion. Les hommes sont partis se battre sur le front. Il y a, ici, essentiellement des femmes et des enfants. Ce matin, j’étais avec une mère et son fils, lorsqu’elle a appris la mort de son mari à Marioupol… Tous ces gens ont besoin de nous. »

« Bien entendu, il faut aider les pauvres à Béziers, poursuit-il. Mais quand on sait que les Ukrainiens se battent pour notre liberté, pour celle de l’Europe, il faut être derrière eux. La situation est très particulière. Ce qui m’a surpris le premier soir, c’est le silence qui règne la nuit, car il y a le couvre-feu à partir de 22 h. Pour ne pas perdre leur place, toute la nuit, des automobilistes font la queue en voiture afin d’aller acheter de l’essence. Il n’y a presque plus de carburant. »

De nouveaux réfugiés accueillis à Béziers

Chargé de vivres et de divers matériels, un semi-remorque est arrivé à Tchortkiv en provenance de Béziers. C’est le sixième convoi venu de Biterre.
La cité de Paul-Riquet est la ville française qui achemine d’ailleurs le plus d’aides à la petite commune ukrainienne : « Nous fournissons des gilets pare-balles, des casques, du matériel défensif, note Robert Ménard. Les gens ont encore besoin d’alimentation sèche, de conserves et de tout ce matériel de protection. J’en ai d’ailleurs aussi profité pour amener des garrots médicaux. »

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Parti mercredi, en avion, en direction de Varsovie, la capitale de la Pologne, Robert Ménard a rejoint l’Ukraine après avoir franchi la frontière à pied. C’est Volodymyr Chmatko, le maire de Tchortkiv, qui est venu, en personne, chercher le maire à la frontière.

La semaine passée, vingt-huit réfugiés venus de Tchortkiv ont été accueillis à Béziers. D’autres vont encore débarquer dans les prochains jours : « La liste des personnes qui vont venir est en préparation, relève Robert Ménard. Je le répète, ils ont besoin de nous. Il faut les défendre. Il se passe quelque chose d’essentiel. L’Europe se joue ici ! »

https://www.midilibre.fr/2022/05/05/beziers-robert-menard-a-rejoint-tchortkiv-en-ukraine-10277467.php

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