Top 14 – L’enseignement du week-end : Stade français – Racing 92, ennemis rapprochés

Avec des trajctoires différentes, le Stade français et le Racing 92 ont marqué des points importants pour sécuriser leur position dans le top 6.

À l’issue de la 21e journée, on a bien cru au début d’un chassé-croisé. Le Racing 92, bien mal embarqué jusque-là et loin du top 6, venait de glacer Jean-Bouin grâce une courte, mais précieuse, victoire (13-17). Un succès synonyme d’espoir dans la perspective de la qualification. Au contraire, dans le camp adverse, quand bien même le classement n’en disait rien, cette défaite marquait un vrai coup d’arrêt pour le Stade français. Un second revers consécutif après celui subi à Toulon (37-9). À l’aube de cette 22e journée, le club de la capitale était donc derrière le Stade toulousain et La Rochelle, le club le mieux placé (troisième du Top 14) pour décrocher le top 6, mais certainement pas le mieux lancé. Les Stadistes étaient apparus émoussés physiquement. Et semblaient alors amorcer une forme de déclin. « Nous avons tourné au maximum, ou presque, de notre potentiel pendant des mois, ce qui nous a permis d’être dans le top 3, a souligné samedi soir le manager Gonzalo Quesada. Mais depuis deux mois, on ne se ment pas. Nos performances ne sont pas assez satisfaisantes dans le contenu, et les résultats ne sont pas forcément ceux escomptés. Nous ne nous sommes jamais mentis par rapport à cette troisième place. On voit les écarts de points entre les équipes et ce qu’il reste à faire. »

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Justement, ce qu’il reste à faire, ils l’ont pris par le bon bout à Brive. Enfin, façon de parler. Ce n’est qu’après un début de match calamiteux où ils se sont retrouvés menés de quatorze points (14-0, 18e), qu’ils ont remis la marche avant pour accélérer et se sortir du piège briviste. Un succès qui leur permet de conforter leur troisième place sur le podium. « Si nous avions eu le malheur de perdre ici, après une défaite à la maison lors du derby face au Racing, nous aurions été très secoués, a d’ailleurs confessé Quesada. Vous le voyez avec cette équipe de Brive, quand vous rentrez dans une spirale de manque de confiance, il est très difficile d’en sortir. Cette victoire tombe donc très bien, surtout avant de recevoir Toulouse, la meilleure équipe du championnat. Ça permet de respirer car derrière personne ne lâche. »

Vers un barrage ?

On ne sait si le technicien argentin avait le Racing 92 en tête à l’instant de son propos, mais le club francilien l’illustre à merveille. Vous en voulez du miracle ? Le club des Hauts-de-Seine vous en offre à foison. « On s’en sort très bien », a euphémisé l’emblématique Henry Chavancy, évoquant « un instinct de survie », pour qualifier le succès de son équipe juste sur le gong, après une rencontre où ils ont constamment été dominés. « On a mal entamé ce match, on a reculé sur tous les impacts, a-t-il reconnu. À la mi-temps, on s’est dit qu’il fallait réagir et c’est ce qu’on a fait. Ce match, ce fut finalement un duel très serré, très âpre. On est conscient que ce succès est un peu chanceux mais depuis le début de saison, la chance nous a souvent fui. Ce n’est donc pas anodin… » En effet, le Racing 92 a réintégré le top 6, se rapprochant au passage de son meilleur ennemi le Stade français, à la force d’un mental exceptionnel. Tant et si bien qu’on pensait en avoir fini cette saison avec le derby entre ces deux clubs. Mais, ne le sentez-vous pas venir ce match de barrage pour un nouvel opus de « Je t’aime, moi non plus » ?

https://www.midi-olympique.fr/2023/04/17/top-14-lenseignement-du-week-end-stade-francais-racing-92-ennemis-rapproches-11139379.php

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