Les personnes en situation de handicap ont de moins en moins de mal à prendre les transports en commun. Les quais et les bus sont pour la plupart accessibles aux fauteuils roulants, c’est dans la loi depuis 2005. Mais tout n’est pas encore parfait. C’est le constat de Xavier Petit-Jean, du CLCPH, le comité de liaison et de coordination des associations pluriel handicaps. Pour lui « beaucoup de travail a déjà été fait, mais il reste aussi beaucoup à faire. « .
C’est dans ce cadre que le transporteur Keolis vient de signer une convention avec le CLCPH. Elle va permettre la formation des chauffeurs du réseau Hérault Transport à l’installation d’un fauteuil dans un autocar. Où est rangée la boîte de sangles, dans quel sens installer la personne en fauteuil, comment la rassurer et expliquer la situation aux autres usagers, tout est prévu pour rendre le moment facile pour les usagers et le conducteurs du car.
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La sensibilisation, un levier essentiel
En plus d’une formation pratique, le CLCPH veut organiser des rencontres avec les conducteurs de cars. Pour sensibiliser aux difficultés quotidiennes des usagers handicapés, ou au contraire casser les idées reçues, car certains » imaginent une trop grande difficultés, qui n’est pas réelle. On veut provoquer des rencontres, créer des scénarios pour dédramatiser ce que c’est de prendre une personne en fauteuil dans son car ». Xavier Petit-Jean en est convaincu, avec de la pédagogie, on peut améliorer le quotidien des usagers.
Les petits détails qui font la différence
Les fauteuils roulant seront donc pris en charge plus facilement grâce à cette convention, mais pas uniquement. Le but est de faciliter le voyage de tous les usagers, comme l’explique Jean-Yves Durand. Il est le directeur de Keolis en Languedoc Roussillon, sur le secteur Grands Causses. Il détaille les aides pour les passagers malvoyants : « les boutons d’arrêt ne sont pas toujours très visibles pour tout le monde. On a donc travaillé sur un code couleur, et mis des autocollants sur les barres de maintien pour qu’ils se voient plus ». Pour les personnes malentendantes, des bornes d’information auditives doivent être disposées aux arrêts.
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Une convention de trois ans suivie de près
La convention vient d’être signée pour une durée de trois ans, mais les deux partis espèrent bien que leur collaboration durera plus longtemps. Mais pour qu’elle se passe au mieux, le contrôle régulier est de mise. Des enquêtes mystères seront menées sur le réseau Hérault Transport concerné. Jean-Yves Durand précise : » il y a un but bienveillant : s’améliorer. Ce n’est pas une sanction, il s’agit comprendre ce qui a marché et ce qui n’ a pas marché. »
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