Depuis ce vendredi 7 avril, quelque 200 véhicules neufs ou d’occasion sont présentés au parc des expositions de Béziers dans le cadre du salon du camping-car, van et fourgon aménagé. Un événement organisé par les concessionnaires Libertium et TPL. Les professionnels espèrent accueillir de 3 000 à 4 000 personnes jusqu’à lundi.
Après Perpignan, Montpellier, Toulouse, Cavaillon… C’est au tour de Béziers d’accueillir le salon du camping-car, à l’occasion de ce long week-end de Pâques. Quelque 200 véhicules neufs ou d’occasion ont ainsi pris place au parc des expositions, sous la houlette des deux réseaux de concessionnaires organisateurs Libertium et TPL.
« À Béziers, la dernière fois que l’on a proposé cet événement, c’était en 2019 », se souvient Frédéric Morlent, directeur de la concession Libertium de Perpignan. Si la période Covid a dopé la vente des camping-cars « car c’était le seul moyen de voyager tout en se confinant, on a connu une hausse de 20 à 25 % de l’activité », sourit le directeur, « le contexte de réforme des retraites et la hausse du coût de la vie » ont quelque peu ralenti les affaires. Alors « on redynamise avec les salons ».
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« En plein dans la tendance »
Et le camping-car reste « en plein dans la tendance ». L’argument massue : « le retour à la liberté ». Deux profils de clients se dessinent : les grands voyageurs qui partent longtemps, et qui recherchent des camping-cars confortables, plutôt des retraités. « Et les jeunes qui se tournent vers les vans pour une utilisation en week-end. » Ces derniers modèles, « c’est le moyen le plus compact qui existe pour voyager ». Toit relevable, de quoi dormir à quatre, gazinière, petit frigo, réservoir d’eau : l’offre est séduisante. Seule la douche manque. Ce qui n’est pas le cas dans ce superbe fourgon aménagé entièrement équipé, avec ses deux lits permanents. « C’est une nouveauté ». Son prix dépasse les 70 000 euros. « On arrive à faire du commerce grâce au financement sur durée moyenne ou longue, jusqu’à 156 mois, 13 ans », explique Frédéric Morlent, qui semble connaître les chiffres par cœur.
« Le problème, ce sont les prix du marché »
Au détour d’une allée, Hélène et Guy Huerta inspectent l’intérieur d’un camping-car avec capucine. Ils sont venus de Cessenon-sur-Orb. Adeptes du camping-car depuis 2018, ils sont à la recherche d’un petit modèle, « entre 6,20 mètres et 6,40 mètres », pour remplacer le leur, jugé trop long pour accéder aux sites de randonnées qu’ils affectionnent. « Le problème, ce sont les prix du marché ». Même en occasion, la décote n’est pas toujours à la hauteur, estime le retraité. Hélène Huerta redescend du véhicule qui est éliminé : « C’est bien mais il n’y a pas assez de rangement ». Le couple est désormais aguerri et ne compte pas se tromper. « On part deux à trois mois, on est allé partout en Europe, on a fait deux fois le Maroc, une fois le Portugal, la Corse. On part aussi pour le week-end, dans les Pyrénées par exemple. On se pose et on regarde où on va pouvoir randonner. » Un véritable art de vivre.
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