Les habitants de Mireval et de Vic-la-Gardiole s’estiment « oubliés de l’Agglo de Sète ». Depuis le 1er septembre, la ligne de bus numéro 17 qui passe dans les deux villages pour les relier à Frontignan a été partiellement supprimée. C’est la conséquence d’un réaménagement du réseau gérée par l’exploitant Kéolis pour cause d’une fréquentation faible. Il n’y a pas plus de liaison régulière, mais uniquement des minibus qui circulent sur rendez-vous au préalable. Il faut par exemple appeler deux heures à l’avance.
Un sacré retour en arrière pour les usagers réguliers de cette ligne qui se sont mobilisés dimanche 23 octobre dernier en présence du député (Nupes) Sylvain Carrière. Une pétition pour la réhabilitation d’une ligne de bus régulière, sans rendez-vous a été mise en place dans plusieurs commerces dont celui de Kevin. « Ma femme prenait cette ligne puisqu’elle travaille à Mireval donc on avait vendu une voiture. Sauf que maintenant, pour venir de Frontignan, c’est compliqué », explique le commerçant.
« On n’arrête pas de nous dire de ne plus utiliser la voiture et dans le même temps on nous supprime des transports en commun. »
Un sentiment d’abandon
Le cas de la ligne 17 de bus est symptomatique d’un « abandon progressif » de la part de l’agglomération de Sète selon plusieurs habitants. « On cherche très clairement à faire des économies à nos dépens », souligne Marie à Vic-la-Gardiole. Du côté des élus de la commune et du voisin Mireval on reconnaît qu’il y a un réel problème et certains appellent à une discussion avec Kéolis l’exploitant du réseau de bus dans l’agglomération sétoise.
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