Réforme de la police : le patron de la police judiciaire de la zone sud allant de Perpignan à Nice démis de ses fonctions

Le patron de la PJ sud, Eric Arella, a été démis de ses fonctions ce vendredi 7 octobre 2022, au lendemain de la manifestation des policiers contre la réforme de la police judiciaire. Des policiers de Marseille, Montpellier ou encore du Gard s’étaient rassemblés jeudi à l’occasion de la venue du directeur général de la Police nationale, Frédéric Veaux pour lui faire une « haie de déshonneur ».

A peine 24 heures après la mobilisation des policiers de la PJ, à l’hôtel de police de Marseille, le patron de la PJ, Eric Arella, a été démis de ses fonctions.

Il est remplacé par Dominique Abbenanti, actuellement attaché de sécurité à Alger.

« C’est une honte, on lui fait porter le chapeau. Il a toujours été loyal. Et ce sont la quasi totalité des responsables qui sont contre cette réforme », explique une source de la PJ à Marseille.

Eric Arella pilotait notamment les enquêtes sur le narcobanditisme de Perpignan à Nice, en passant par Marseille, Montpellier et Nîmes, parmi les villes les plus touchées par ce fléau.

Eric Arella, contacté par France 3 Occitanie, ce vendredi après-midi, n’a pas souhaité faire de commentaires. Mais il n’exclut pas de réagir.

Des manifestations contre la réforme de la police et contre le limogeage d’Eric Arella sont prévues en fin d’après-midi, à Montpellier et à Perpignan.

« On lui reproche le coup de force des officiers hier », a commenté une autre source policière locale, évoquant un homme « très respecté ».

Des dizaines de policiers se sont rassemblés vendredi spontanément au pied de l’hôtel de police de Marseille pour saluer Eric Arella. Idem à son arrivée dans le parking de la police.

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Réforme de la police : le patron de la police judiciaire de la zone sud allant de Perpignan à Nice démis de ses fonctions • ©DR

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Jeudi, quelque 200 officiers de la PJ avaient manifesté devant l’Evêché, l’hôtel de police à Marseille, à l’occasion de la venue du directeur général de la police nationale (DGPN), Frédéric Veaux. A sa sortie de réunion, il a traversé les couloirs dans une ambiance glaciale, contraint de fendre une haie de manifestants bras croisés et silencieux.

La réforme de la PJ suscite une énorme réticence au sein de l’institution mais aussi du côté de la justice.

Porté par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin et Frédéric Veaux, le projet prévoit de placer tous les services de police d’un département, renseignement, sécurité publique, police aux frontières (PAF) et police judiciaire (PJ), sous l’autorité d’un seul Directeur départemental de la police nationale (DDPN), dépendant du préfet.

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