« Augmentez les salaires, pas la misère » : c’est derrière cette banderole de la CGT qu’on défilé 600 manifestants, ce jeudi 17 mars 2022, à Montpellier. Ils répondaient à l’appel d’une intersyndicale (notamment CGT, FSU, Solidaires, Unsa, SNES-FSU et plusieurs organisations lycéennes) pour réclamer une hausse des salaires et des retraites, sur fond de guerre en Ukraine et de campagne présidentielle.
Fonctionnaires et étudiants dans le cortège
Le cortège comptait des fonctionnaires (professeurs, agents de la fonction publique, soignants) et des étudiants, comme Typhaine, en master théâtre à l’Université Paul-Valéry. « Je travaille à côté de mes études comme surveillante, explique la jeune femme de 22 ans, et je sens que je suis ric-rac de plus en plus tôt dans le mois. En un an, le prix des produits ‘normaux’, comme les pâtes ou les yaourts, ont augmenté. C’est pareil sur mes factures de gaz et d’électricité.«
Si les candidats veulent dégeler le point d’indice des fonctionnaires pour nous augmenter de 5 ou 10 euros, c’est ridicule – Dominique, fonctionnaire en poste à l’Université et militante pour la CGT
Les dépenses voiture pèsent de plus en plus lourd dans le budget de Jordan. Il est jeune professeur et est appelé, à droite à gauche dans l’Académie, pour des remplacements. « On fait beaucoup de kilomètres, explique-t-il. L’Education Nationale nous rembourse mais avec la montée du prix de l’essence, ça devient compliqué pour beaucoup de professeurs.«
Dominique, fonctionnaire à l’Université, est venue en pensant aussi à la présidentielle. « Certains candidats parlent de dégeler le point d’indice, note-elle. Mais si c’est pour nous augmenter de 5 ou 10 euros par mois, comme sur les quarante dernières années, c’est complètement ridicule.«
Le pouvoir d’achat était à l’origine du mouvement des gilets jaunes. Et ce n’est pas fini. Il y a toujours de la braise sous les cendres – Dominique, fonctionnaire en poste à l’Université et militante pour la CGT
