La cour d’appel de Bordeaux a reconnu les torts d’EDF dans un jugement rendu le 9 septembre 2022. L’entreprise française est reconnue coupable de « fautes civiles » lors du rejet, en 2016, d’une quantité très importante de radioactivité à la centre nucléaire de Golfech.
C’était une décision particulièrement attendue par les associations de défense de l’environnement depuis des mois, voire des années. Ce vendredi 9 septembre 2022, la cour d’appel de Bordeaux a condamné EDF, exploitant de la centrale nucléaire de Golfech, pour fautes civiles.
En octobre 2016, la centrale nucléaire de Golfech rejette en quelques minutes une quantité très importante de radioactivité dans l’environnement. Au total, 136 milliards de becquerels (unité de mesure de la radioactivité) sont relâchés dans la nature, un chiffre bien supérieur au taux légal. Ce rejet fait suite à des dysfonctionnements au sein de la centrale nucléaire de Golfech. La société EDF vient d’être condamnée à réparer les préjudices subis sous formes de compensations financières en faveur des associations.
En première instance, le tribunal de police de Montauban avait relaxé EDF. En 2020, la cour d’appel de Toulouse avait, quant à elle, reconnu les fautes du géant de l’électrique français sans le sanctionner pour autant. C’est pourquoi des associations anti-nucléaire et de défense de l’environnement avaient effectué un pourvoi en cassation, et la cour avait en juin 2021 « rouvert la voie à une potentielle condamnation pour EDF« .
Une nouvelle audience s’est ainsi tenue le 1er avril 2022 à la cour d’appel de Bordeaux qui a donc finalement condamné EDF.
