Covid-19. Doit-on redouter une nouvelle vague après la rentrée en Occitanie ?

La rentrée provoquerait-elle une nouvelle vague de Covid-19 en Occitanie ? Éléments de réponse avec les derniers chiffres de Santé publique France et l’analyse de l’un des épidémiologistes de l’établissement.

À la sortie de l’été, le Covid-19 pèse comme une épée de Damoclès au moment de la rentrée. Les jeunes ont repris l’école, les transports en commun sont beaucoup plus fréquentés, tout comme les commerces de grande distribution. Pour juger au mieux l’évolution de l’épidémie, l’indicateur privilégié est le R effectif, c’est-à-dire le taux reproduction de base du virus. Il permet de déterminer combien de personnes en moyenne sont infectées par une personne contaminée par le Covid-19. L’épidémie progresse si ce chiffre est supérieur à 1.

Qu’en est-il donc pour cette rentrée 2022 ? Les derniers chiffres publiés par Santé publique France ce 9 septembre 2022 sont plutôt rassurants en Occitanie. Sur la semaine du 28 août au 4 septembre 2022, le R effectif estimé à partir des données régionales SI-DEP est de 0,86, stable par rapport à la semaine précédente (0,90).
Le taux d’incidence (nombre de personnes testées positives pour la première fois depuis plus de soixante jours) est
de 184 cas en moyenne pour 100.000 habitants (-15%). 

« C’est toujours difficile de dégager des tendances sur cette courte période de rentrée. C’est encore un peu tôt » temporise Olivier Catelinois, épidémiologiste de la cellule Occitanie pour Santé publique France. Mais ces bons chiffres font suite à un été assez calme.

PLUS INFO  Accident de la route : un motard qui roulait à vive allure s'encastre dans un poteau et meurt sur le coup

« Les chiffres stagnent à un plateau bas et on espère que cela restera à ce niveau le plus longtemps possible. En tout cas, on reste vigilant« . Ce scénario d’une diminution de l’épidémie « était anticipé«  par les équipes de Santé publique France confie Olivier Catelinois. Même s’il s’attend à de nouvelles vagues épidémiques, sûrement plus faibles que les précédentes.

Il y a eu un recours moins important aux dépistages ces dernières semaines, ce qui peut fausser les chiffres. Si une nouvelle vague se déclare, on risquerait d’avoir un retard sur les données de surveillance. Il faut donc se faire tester en cas de symptômes pour mieux aider à déceler ou non un rebond épidémique. 

Olivier Catelinois

Épidémiologiste de la cellule Occitanie à Santé publique France

Il n’empêche, la lutte contre le Covid-19 est loin d’être terminée. « Il faut continuer de maintenir les gestes barrières surtout si l’on a des personnes à risque dans son entourage » rappelle Olivier Catelinois. L’autre impératif, c’est le test. « Il y a eu un recours moins important aux dépistages ces dernières semaines, ce qui peut fausser les chiffres » explique l’épidémiologiste. « Il faut donc se faire tester en cas de symptômes. » Car c’est ça, aussi, qui limitera le développement du Covid-19. 

Source

S'inscrire

spot_imgspot_img

A découvrir aussi
Toute l'info à Béziers

« Les ports français vont être à l’arrêt à 95% » : les dockers se mobilisent contre la militarisation et l’économie de guerre

Les ports français seront immobilisés vendredi 30 octobre 2026 par une grève de 24 heures, à l'appel du principal syndicat de dockers, la fédération nationale des ports et docks CGT, qui représente près de 90% des salariés du secteur en France. En Occitanie, les ports de Sète (Hérault) et de Port-Vendres (Pyrénées-Orientales) sont concernés.

Pro D2 – Les pronostics de la rédaction pour la 9ème journée : Brive se relance, Béziers ne décolle pas

Dans cette neuvième journée de Pro D2, Provence se rend en terrain compliqué et sa série victorieuse depuis le début de la saison pourrait être mise à mal. Là où Brive se rend dans une maison nivernaise qui "prend...

« Je me suis assis sur son fessier, pas sur sa nuque », dit le policier poursuivi pour la mort de Mohamed Gabsi à Béziers

Un policier municipal de Béziers (Hérault) comparait ce vendredi devant la justice, plus de six ans après la mort de Mohamed Gabsi. Le prévenu assure ne pas s'être assis sur la nuque de la victime, un père de famille, consommateur de stupéfiants agité le soir du drame.

Organismes de formation : l’Occitanie en perd 1 700 en un mois, faute de bilan déclaré

Entre le 16 septembre et le 19 octobre 2026, la liste publique des organismes de formation est passée de 17 792 à 16 086 structures en Occitanie. La grande majorité des retraits concerne des organismes qui n'avaient pas transmis leur bilan pédagog...