Alors que les lycéens continuent de manifester ce vendredi, Michaël Delafosse, maire et président PS de la métropole de Montpellier, et enseignant lui-même, ne cache pas sa colère à l’encontre du gouvernement qu’il accuse d’avoir envoyé ces derniers temps trop de signes négatifs à la jeunesse.
Ce vendredi, six lycées de l’Hérault sont restés fermés en raisons des violences et des dégâts commis jeudi, ou en raison des risques de nouveaux débordements.
C’est le cas de cinq lycées à Montpellier : les lycées Jules Guesde, Jean Mermoz, Jules Ferry, Léonard de Vinci et Pierre Mendès-France. Et d’un à Béziers, le lycée Jean Moulin.
Le maire et président socialiste de la métropole de Montpellier, Michaël Delafosse, présent ce vendredi matin au salon des maires de l’Hérault, est très critique et très en colère à l’encontre du gouvernement.
Il dénonce aussi les violences commises, mais en tant qu’enseignant lui-même, il estime que le gouvernement a envoyé ces derniers temps beaucoup trop de signes négatifs à destination des lycéens.
« Il y a beaucoup d’anxiété liée à cette réforme du bac. Je le dis comme professeur. Cette réforme est stupide ! Les résultats PISA sont dramatiques pour une grande nation comme la France. Parcoursup est anxiogène. On a eu sept ministres de l’Éducation en dix ans. Les lycéens sentent cette angoisse de ne pas être bien préparés pour leur avenir et ils le disent. Et cela, nous devons l’entendre » a déclaré le maire de Montpellier.
« L’excellence républicaine, ce sont nos BTS et nos classes préparatoires. Et d’un seul coup, on apprend hier, alors que le pouvoir d’achat dans notre pays s’effondre, qu’on demande aux familles de payer. Moi cela me met en colère. Qu’est-ce que c’est que ça ? Il faut que le sérieux reprenne le dessus. On ouvre la porte, on dialogue, on apporte des réponses. On ne va pas continuer à sacrifier l’avenir de la nation en sacrifiant l’éducation », a-t-il conclu.
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