Venu au stade Pierre-Fabre pour y affronter Castres avec une équipe largement remodelée, le Stade toulousain s’est tout de même imposé sur la plus petite des marges (7-8), malgré un effectif rajeuni. On vous présente les principaux chiffres de cette victoire surprise.
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24 ans de moyenne : la jeunesse toulousaine au pouvoir
Ce samedi soir, la jeunesse toulousaine a pris possession de Pierre-Fabre. Les protégés d’Ugo Mola n’étaient pourtant, dans certains cas, pas expérimentés à ce niveau de compétition. Tomas Rapetti, pilier droit argentin, a disputé son troisième match à Castres. Lukas Amati (19 ans) et Bernardo Pucciariello (18 ans) ont tous deux connu leurs premières minutes sous les couleurs rouges et noires.
À titre de comparaison, le plus jeune Castrais aligné samedi soir est Théo Chabouni (22 ans), entouré par quelques huit trentenaires dans le groupe, contre trois à Toulouse. La moyenne d’âge des hommes d’Ugo Mola était d’ailleurs de 24 ans, quand celle des Castrais s’élevait à 28 ans. Un choc des générations remporté par les jeunes pousses du Stade toulousain, parfaitement entourés de cadres du club, comme Cros ou Roumat.
Si les Castrais ont disputé plus de 1 250 matchs de Top 14 – en comptant uniquement le quinze de départ -, les jeunes Haut-Garonnais n’en ont disputé que 800. Un manque d’expérience comblé par la puissance et la volonté des « Pitchouns ».
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24 expected points, Castres a trop gâché
Castres s’est régulièrement pointé dans les 22 mètres toulousains. Malgré plus de trois minutes passées devant l’en-but adverse, selon les chiffres d’AIA Sports, les hommes de Xavier Sadourny se sont montrés particulièrement inefficaces face à la jeunesse toulousaine. En effet, selon les statistiques, Castres aurait dû inscrire quatre essais durant le match, contre deux pour les Toulousains. Il n’en est rien puisque les Tarnais ont marqué un seul essai, comme leur adversaire du soir. Au tableau d’affichage, les locaux devaient, en théorie, élever leur compteur à 24 points attendus ce samedi soir. Sept ont été inscrits. Les Toulousains, quant à eux, ont connu moins d’échecs en marquant huit points, sur 14 attendus.
Les 27 ballons perdus en attaque n’ont probablement pas aidé les Castrais à bonifier leurs six entrées dans les 22 mètres adverses. Les joueurs d’Ugo Mola, eux, n’en demandaient pas tant, et ont profité des quelques erreurs locales pour faire parler leur puissance, à l’image du seul essai toulousain, inscrit par Mathis Lebel juste avant la pause après un gros travail du paquet d’avants.
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Bonnard-Martin meilleur plaqueur
Comme indiqué précédemment, la jeunesse toulousaine a fait plier l’expérience castraise. Et l’exemple parfait de cette rencontre est Roméo Bonnard-Martin, deuxième ligne rouge et noir. Ce dernier a tenté pas moins de 26 plaquages durant la rencontre, pour en réussir 24. C’est le meilleur plaqueur du match, devant un certain François Cros, auteur de 21 plaquages. À 20 ans, le jeune joueur du Stade toulousain, extrêmement conquérant, a disputé son 9e match de Top 14 ce samedi soir.
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Environ 20 % de contests réussis : Toulouse plus fort au sol
La puissance, Toulouse l’a utilisée au sol. Pour ralentir les rucks ou gratter les ballons, les Haut-Garonnais ont parfaitement déjoué les plans castrais. Cette assise défensive s’est traduite par une statistique frappante : les jeunes Toulousains ont réussi environ 20 % des contests qu’ils ont tentés lors de la rencontre, soit six sur 32. Castres, de son côté, n’a gratté le ballon au sol qu’à deux petites reprises, sur les 30 tentatives du match. Une nouvelle preuve de la supériorité des jeunes coéquipiers du capitaine François Cros. Entré en jeu, Georges-Henri Colombe a réussi deux contests, c’est le plus haut total de la rencontre avec Tommaso Menoncello.
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20 défenseurs battus : Castres est dépassé
Les Castrais ont eu des ballons intéressants à jouer. Ils ont régulièrement gardé la maîtrise du ballon (54 % de possession) samedi soir, à Pierre-Fabre, sans pour autant parvenir à scorer. Les locaux n’ont franchi le rideau défensif toulousain qu’à trois reprises, et battu 12 défenseurs. À l’inverse, les jeunes joueurs rouges et noirs ont exploité leur supériorité physique. Auteurs de trois franchissements (autant que leur adversaire), les hommes d’Ugo Mola ont battu 20 défenseurs adverses. Symbole d’une jeunesse flamboyante, Marc-Élie Kouassi a battu trois défenseurs : c’est la deuxième meilleure performance de la partie derrière Hamish Watson (4).
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