Treize lycées bloqués ce jeudi dans l’Hérault. A proximité du lycée Mermoz de Montpellier, des jeunes ont notamment brûlé des poubelles et jeté des pierres sur les forces de l’ordre, qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes. Au lycée Jules Guesde l’entrée a été totalement détruite par le feu.
Ambiance tendue devant plusieurs lycées de Montpellier ce jeudi. Des lycéens jouent au chat et à la souris avec les forces de l’ordre depuis ce jeudi matin. Dans le quartier Antigone, des jeunes ont incendié des poubelles et lancé des pierres sur les forces de l’ordre qui ont répliqué avec des gaz lacrymogènes pour les disperser. Au lycée Jules Guesde le ton est aussi rapidement monté. Des jeunes, sans que l’on sache si ils sont élèves de l’établissement ou d’éléments perturbateurs venant de l’extérieur, ont incendié l’entrée de l’établissement qui a été totalement détruite, y compris le poste d’accueil.
Dans le département de l’Hérault, 13 lycées ont été totalement ou partiellement bloqués, dont sept à Montpellier (Jean Monet, Jean Mermoz, Jules Guesde, Joffre, Clémenceau, Pierre-Mendès France et Léonard de Vinci), ainsi qu’à Sète, Lunel, Agde, Gignac et Sérignan, indique la préfecture de l’Hérault dans un communiqué. Les forces de l’ordre sont mobilisées pour procéder au « déblocage« , précise la préfète, car « ces blocages sont le fait de lycéens soutenus par des individus extérieurs aux établissements scolaires. De nombreux manifestants sont cagoulés ou visages dissimulés et armés de projectiles« , fait encore savoir la préfecture.
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Appel au calme
La préfecture condamne « avec la plus grande fermeté » ces violences, « 13 personnes ont été interpellées à Montpellier et Sète pour des jets de projectiles et des coups et blessures volontaires sur les forces de sécurité. Une policière a été blessée à la tête par le jet d’un projectile (pavé) et un policier municipal de Montpellier a été blessé par un projectile explosif, annoncent les autorités. A Agde, 3 individus ont été interpellés avec des artifices (bouteilles d’acide chlorhydrique, billes d’acier…) qu’ils envisageaient d’utiliser contre les forces de l’ordre. »
« La préfète de l’Hérault appelle les lycéens au calme, tout en précisant que par leurs actes les lycéens dégradent leur propre condition d’étude et de travail, sans omettre le coût important pour la collectivité« , et interdit par arrêté préfectoral le « port d’équipements de protection individuels dans les villes de Montpellier, Agde, Sète et Béziers, les manifestants participant à ces rassemblements illégaux utilisent ces équipements pour dégrader délibérément les établissements scolaires et commettre des exactions contre les forces de l’ordre« .
Conditions d’enseignement
Depuis plusieurs jours, le mouvement des lycéens prend de l’ampleur. Débuté en région parisienne, le mouvement s’étend partout en France. À Montpellier, ce mouvement a débuté mardi, avec l’incendie de la loge du gardien du lycée Jean-Mermoz. Les lycéens protestent notamment contre la surcharge des classes et des emplois du temps ou l’absence de professeurs.
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